Après avoir remporté le prix de meilleure série comédie dramatique 52′ au Festival de la fiction TV de la Rochelle, TF1 lance ce lundi 12 janvier Le diplôme, une nouvelle fiction au casting 3 étoiles, qui s’attaque à un sujet brûlant : des jeunes et moins jeunes qui repassent le bac, pour en faire une chronique humaine et profondément touchante sur la seconde chance.

Synopsis : Delphine (60 ans), Leïla (39 ans), Pierre (35 ans), Sam (66 ans), Hussein (26 ans) et Jen (21 ans) n’auraient jamais dû se croiser. Et pourtant, leurs trajectoires cabossées les mènent toutes au même endroit : le lycée pour adultes de Paris. Leur point commun ? Aucun n’a obtenu le bac. Pour des raisons sociales, familiales, de santé ou de parcours de vie, cet examen fondateur leur a échappé. Aujourd’hui, à un âge où l’on n’est plus censé retourner sur les bancs de l’école, ils décident de l’affronter à nouveau.
Une idée forte, immédiatement universelle
Le diplôme part d’un concept simple mais redoutablement efficace. Tenter d’obtenir son baccalauréat pour des personnes qui ne sont plus à l’école. La série transforme cette angoisse collective en récit choral, donnant un visage à ceux que le système scolaire a laissés de côté.
Loin de se limiter à la réussite académique, la fiction s’intéresse surtout à ce que représente le bac : une réparation symbolique, une revanche sur la vie, parfois même une question de dignité.
Ce qui permet à la série d’aborder des sujets forts, de mettre en lumière des thématiques nécessaires et difficiles, mais tout en gardant un ton léger, un exercice de style où Fanny Riedberger, la créatrice de la série, excelle.
Des personnages plus forts que le programme scolaire
La vraie réussite de Le diplôme réside dans ses personnages. Chaque protagoniste a un but et une raison différente de repasser son bac. La série évite le piège du pathos excessif et préfère observer, avec pudeur, ces « héros du quotidien » qui doutent, échouent, persévèrent. Une des grandes forces de Fanny Riedberger est de proposer des séries chorales aux sujets forts et nécessaires, à l’instar de Lycée Toulouse Lautrec et Les Randonneuses.
Les interactions entre générations — de la jeune adulte au retraité — apportent une richesse émotionnelle bienvenue et rappellent que l’apprentissage n’a pas d’âge.
Une réalisation sobre mais sincère
Côté mise en scène, Le diplôme reste dans une facture très télévisuelle. La réalisation, classique, ne cherche pas à impressionner mais accompagne efficacement le récit. Ce manque d’audace visuelle est compensé par une écriture attentive et des dialogues souvent justes, parfois teintés d’humour, qui rendent les situations crédibles et humaines.
On pourra toutefois regretter que certains enjeux soient un peu simplifiés, souvent à cause des sauts dans le temps, et malgré quelques moments poignants, l’émotion retombe souvent rapidement. La série aurait mérité peut-être plus d’épisodes pour pouvoir approfondir certaines histoires et relations.
Un casting de premiers de la classe
Le diplôme tire une grande partie de sa force de sa distribution remarquablement bien choisie, combinant talents confirmés et figures montantes du paysage audiovisuel français. À leur tête, Clémentine Célarié, grande dame du cinéma et de la télévision, incarne Delphine avec une présence à la fois sensible et lumineuse, capable de transmettre toute la complexité d’une femme qui défie les attentes sociales à 60 ans. Elle a d’ailleurs gagné le prix de la meilleure actrice pour une série dramatique au Festival de la fiction TV de la Rochelle pour ce rôle. À ses côtés, Bernard Campan, connu pour ses rôles comiques et dramatiques, apporte une touche d’humanité et de profondeur en Sam, tandis que Camille Lellouche, star de la nouvelle génération, prête son énergie vibrante à Leïla, une mère courage face aux défis de la vie.
Le casting s’enrichit encore avec Guillaume Labbé (Pierre) star montante du petit écran (Escort Boys, Anaon, Je te promets…), Julie Sassoust (Jen) commue pour son rôle emblématique d’Anaïs dans Ici tout commence et Ahmad Kontar (Hussein), qui complètent ce groupe d’« auditeurs » aux histoires singulières, leur donnant une authenticité rare à l’écran. En soutien, des acteurs tels que Charles Berling, Isabelle Gélinas, Vanessa Guide et Marc Riso renforcent l’ensemble, offrant une distribution à la fois solide et complémentaire.
Sans révolutionner la fiction française, Le diplôme propose une série originale avec des personnages attachants, et un regard bienveillant. La série trouve un juste équilibre entre émotion et réalisme, même si on aurait aimé qu’elle aille un tout petit peu plus loin. Une fiction chaleureuse, aux sujets forts, capable de toucher bien au-delà des salles de classe.
7/10

[…] visage ne vous est pas encore familier et pourtant Ahmad Kontar illumine la nouvelle série de TF1, Le Diplôme. Une fiction originale créé par Fanny Riedberger (Lycée Toulouse Lautrec, Les […]
[…] d’autres projets, que ce soit au cinéma ou dans des formats de séries différents, comme Le Diplôme sur […]