[Notre avis] Elsbeth (TF1) : L’héritière spirituelle de Columbo dans l’univers des King

Avis aux fans du genre, TF1 lance dès ce mercredi 8 janvier 2025 à 21h10 sa nouvelle série policière américaine. Spin-off de The Good Wife et The Good Fight (diffusées en France sur les chaînes du groupe M6), Elsbeth, vendue par TF1 comme une sorte de HPI New-Yorkais, va bousculer vos idées reçues…

Dans la lignée des séries juridiques qui ont marqué la télévision américaine ces dernières années, Elsbeth s’impose comme un spin-off rafraîchissant issu de l’univers créé par Robert et Michelle King. Le couple de showrunners, déjà à l’origine de The Good Wife et The Good Fight, nous offre cette fois une série centrée sur l’excentrique avocate Elsbeth Tascioni, magistralement interprétée par Carrie Preston.

Une héroïne unique en son genre

Carrie Preston reprend le rôle qui lui a valu un Emmy Award pour son interprétation dans The Good Wife. Elsbeth Tascioni y était un personnage récurrent, une avocate brillante cachant sa redoutable intelligence derrière une apparence désinvolte et une personnalité excentrique. Dans cette nouvelle série, elle quitte Chicago pour New York où elle collabore avec le NYPD en tant que consultante légale. Attention, il est important de préciser qu’il n’y a pas besoin d’avoir vu les autres séries pour apprécier et comprendre Elsbeth qui est une série indépendante, de part sa narration, son style ou encore son terrain de jeu, au sein de cet univers déjà bien fourni.

L’héritage de Columbo

La série adopte une structure narrative rappelant celle de Columbo : le spectateur connaît l’identité du meurtrier dès le début de chaque épisode. L’intérêt réside donc non pas dans le « qui », mais dans le « comment » – comment Elsbeth va-t-elle démasquer le coupable ? Cette approche permet de mettre en valeur les méthodes peu orthodoxes mais terriblement efficaces de l’héroïne, qui déstabilisent ses adversaires par son apparente naïveté.

Un casting d’exception

La force de la série réside également dans son casting régulier et ses guest stars de qualité. Aux côtés de Carrie Preston, on trouve Wendell Pierce (« The Wire« ) dans le rôle du capitaine Wagner. Chaque épisode accueille des invités de marque, perpétuant ainsi la tradition établie par The Good Wife et The Good Fight d’attirer des talents reconnus, ici du théâtre et de la télévision new-yorkaise.

L’ADN des King

On retrouve dans Elsbeth la patte des créateurs Robert et Michelle King : des dialogues ciselés, un humour intelligent, et une réflexion sur la justice et la société américaine. Comme dans Evil (disponible en streaming sur TF1+), la série joue avec les codes du genre, ici ceux de la série policière procédurale, pour créer quelque chose d’unique.

Une nouvelle voix dans le paysage télévisuel

Si The Good Wife explorait les coulisses du pouvoir à Chicago et The Good Fight s’attaquait aux bouleversements de l’ère Trump, Elsbeth propose une approche plus légère mais non moins intelligente. La série trouve son propre ton, mêlant mystère, humour et critique sociale, tout en restant fidèle à l’esprit qui a fait le succès des précédentes productions des King.

À travers son personnage principal, la série offre un regard décalé sur New York et ses habitants, tout en construisant des intrigues policières complexes et satisfaisantes. Elsbeth prouve que l’univers créé par les King peut continuer de s’enrichir et d’innover, pour notre plus grand plaisir.

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