Lors de cette nouvelle édition de Séries Mania, M6 nous invite à son Murder Club animé par Tiphaine Daviot et Eric Cantona. Au programme ? La résolution d’une enquête de police autour des meurtres sanglants d’un tueur en série.

Murder Club – Atlantique Productions / M6 – 2024
Synopsis : Lorsqu’une jeune policière de la crim est mise au ban de son unité après avoir laissé échapper le seul témoin dans la traque d’un serial killer, elle n’a d’autre choix que de faire équipe avec un autre paria, un ancien profiler dépressif et trouble, pour réparer sa faute et tenter d’arrêter le meurtrier avant qu’il ne soit trop tard…
Eric Cantona (Daniel Hansen) en ours qui vit dans une caravane, Tiphaine Daviot (Amélia Delcourt) révoltée qui habite chez maman, un personnage secondaire accro aux faits divers, une mystérieuse disparition, un serial killer qui décapite ses victimes, un humour en apparence piquant… Sur le papier tout était réuni pour qu’on prenne notre adhésion au Murder Club.
Un humour poussif
Dans les faits, mouais mouais, non merci. On passe copieusement notre tour sur cette série policière assez insipide. On baille devant ce scénario écrit à la truelle. On s’ennuie à l’écoute des dialogues sans âme qui sonnent creux. On ne rit jamais aux traits d’humour qui semblent si poussifs. On souffle devant le jeu des acteurs qui peinent à incarner quoi que ce soit… Ni Tiphaine Daviot, ni Eric Cantona ne parviennent à relever le niveau, malgré un prix de Meilleure interprétation féminine au Festival Séries Mania pour Tiphaine Daviot.
C’est vraiment dommage car on sent une vraie volonté de proposer quelque chose dans le paysage actuel des séries policières. Mais comme un soufflé raté, au bout de trois minutes ça retombe et on peine à digérer le tout. Après quatre épisodes, le final ne rattrape pas les débuts périlleux, puisqu’on nous dévoile un tueur en série qui sort un peu du chapeau, laissant même une ouverture pour une saison 2, mais ce n’est pas sûr qu’on ait envie de retrouver de si tôt le duo Eric Cantona / Tiphaine Daviot, qui manque cruellement d’alchimie. On garde en bouche un goût de déception,
4/10
Article rédigé par Marion Pluss
