Avant-premières/Films

Docteur Frankenstein : Et l’homme créa le monstre

Le docteur Frankenstein revient une encore une fois sur grand écran avec cette nouvelle adaptation libre, signée Paul McGuigan. Avec en tête d’affiche James McAvoy et Daniel Radcliffe, ce nouveau Docteur Frankenstein était-il indispensable ?

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Docteur Frankenstein – 20th Century Fox – 2015

Synopsis : Un jeune homme, bossu, a toute sa vie été une bête de cirque. Malmené, il étudie à côté les sciences médicales. Lors d’un accident, il rencontre le Docteur Frankenstein qui, en voyant ses talents de scientifique, va lui proposer de devenir son partenaire. Rebaptisé Igor, ce jeune homme va travailler avec Frankenstein à la création de la vie.

Après moult adaptations, Le Docteur Frankenstein est de retour une nouvelle fois au cinéma. Le pari de ce film était surtout de trouver un nouvel angle à ce mythe. Si l’adaptation est moderne, on ne peut pas vraiment dire qu’elle soit originale ou vraiment audacieuse. Le ton n’est pas assez clarifié, pas assez dans l’absurde,  ou pas assez centré dans la réalité, avec un peu d’humour mais en se restreignant. Bref, le film ne se démarque en rien des précédentes adaptations, même s’il reste tout de même mieux que I, Frankenstein, qu’on a pu voir récemment.

Les effets spéciaux ainsi que les costumes et décors font cheap. Les scénaristes ont voulu ajouter une touche féminine, et donc une histoire d’amour, qui est complètement inutile. Si on doit retenir une choses de Docteur Frankenstein se sont les acteurs. Enfin, Daniel Radcliffe est assez quelconque, mais James McAvoy en docteur Frankenstein est vraiment exceptionnel. Le film vaut le détour pour sa prestation.

Si on part avec un mauvais a priori avant d’aller voir le film, on en ressort surpris car ce n’est pas forcément aussi mauvais que ce à quoi on peut s’attendre. Le film a une construction en deux parties. Une première intéressante, très centrée dans la réalité londonienne, mettant en place les bases de l’histoire et la découverte des deux personnages principaux. Le tout est agrémenté d’une touche humoristique fort plaisante, mais qu’on perd petit à petit au cours de la narration. Malheureusement, le film commence à faire fausse route dès le moment où Frankenstein crée ses premiers monstres. Docteur Frankenstein part un peu trop dans l’absurde et ça en devient ridicule. Il y avait du potentiel, un budget colossal et un James McAvoy sublime. C’est dommage car, au final, le film va juste tomber dans les oubliettes.

5/10


Sortie en France : 25 novembre 2015
Réalisateur : Paul McGuigan
Acteurs : James McAvoy, Daniel Radcliffe
Genre : Fantastique
Nationalité : US
Distributeur : 20th Century Fox

Une réflexion sur “Docteur Frankenstein : Et l’homme créa le monstre

  1. Pour ma part, dans la lignée des films d’actions en costume comme Sherlock de Guy Ritchie, Paul McGuigan mise sur un humour narquois et mesuré. Le titre aura sans doute pu entretenir quelque confusion auprès des spectateurs qui s’attendaient à voir un film sur Frankenstein alors qu’en réalité le véritable héros du film n’est autre que son assistant Igor. Ce qui peut être inaugure une nouvelle voie dans l’histoire est l’exploitation du passé un peu flou du docteur. En effet, on peut se demander comme Igor le fera, par l’intermédiaire d’une mystérieuse montre à gousset, pourquoi Victor Frankenstein veut-il à tout prix redonner vie ? Peut-être cette part vient trop tard dans le film et l’on a l’impression d’un épuisement autant dans les scènes d’actions et de courses poursuites que dans l’approfondissement de l’intériorité des personnages. Bien malheureusement, la fin est complètement bâclée, la volonté de finir sur un happy end en suspend dans l’espoir de créer une suite est beaucoup trop sucré pour la mise en scène d’une histoire tragique aux questionnements aussi complexes que la vie et la création. Dr Frankenstein, interprété par James McAvoy est parfaitement transformé en cet être volubile et insaisissable comme parcouru par un courant qui le rendrait à la fois fou et génial. Avec le rôle de l’assistant, Daniel Radcliffe n’a fait, selon moi, que confirmer son talent d’acteur pour interpréter des personnages hauts en couleur ( Horns, Kill your darlings ). La qualité du film vient donc principalement des acteurs britanniques toujours au meilleur de leur jeu. (Le dernier numéro de Cinéma Teaser revient sur le parcours d’acteurs britannique travaillant pour des productions américaines, la qualité de leur formation théâtrale étant l’une des principales raisons de leur succès
    http://www.cinemateaser.com/2015/11/68790-decouvrez-en-kiosques-le-49e-numero-du-magazine-cinemateaser#more-68790)

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