[Notre avis] L’Eté 36 (TF1) : Sea, sex and meurtre

Lors de la dernière édition du Festival Séries Mania, qui s’est déroulée à Lille du 20 au 27 mars 2026, nous avons eu la chance de découvrir les deux premiers épisodes de L’Eté 36, la nouvelle série historique de TF1 sur fond d’intrigue policière, lancée dès le lundi 18 mai sur la chaîne et sur la plateforme de streaming TF1+.

Synopsis : Nice. Août 1936. La bourgeoisie française en villégiature sur la Côte d’Azur voit débarquer la classe populaire ouvrière qui vient profiter de ses premiers congés payés. Au milieu de la farniente d’un palace étoilé, quatre femmes, issues de milieux sociaux différents, vont se retrouver mêlées au meurtre d’un riche procureur…

Balade sur la Promenade des Anglais

Dans la digne lignée du Bazar de la Charité et des Combattantes, L’Eté 36 vient s’inscrire avec brio dans cette frange de séries, fresques historiques et en costumes produites par TF1, et qui, non contentes d’offrir de beaux rôles de femmes, viennent également les replacer au centre du récit. On ne peut que saluer le geste.

Ce qui nous a d’emblée séduite ici, c’est la beauté de la reconstitution historique. On admire vraiment le soin apporté aux décors et aux costumes. Tout est luxe. Tout est volupté. Tout est langueur estivale. On prend beaucoup de plaisir à arpenter cette Promenade des Anglais idyllique et totalement carte postale. Mention spéciale pour la très jolie photographie, lumineuse aux accents vintages !

L’Eté 36, dans les pas d’Agatha Christie

Sous ce soleil au zénith, un meurtre. Celui d’un procureur au carrefour d’intrigues judiciaires, familiales et amoureuses. Un homme autour de qui s’articulent les destins croisés de quatre femmes, toutes incarnant une nuance différente de l’échelle sociale des années 1930. On salue ce très beau quatuor formé par les divines Julie De Bona, Sofia Essaïdi, Constance Gay et Nolwenn Leroy. Pas toujours très justes, mais toujours agréables, elles brillent par le plaisir qu’elles ont de participer à ce projet là.

Forcément on reconnaît les codes et les mécanismes d’un récit à la Agatha Christie, le discours de lutte des classes en plus. L’Eté 36 ne réinvente pas le genre, mais c’est diablement efficace. Et en deux épisodes le spectateur est pris au jeu et n’a qu’une envie, connaître la suite et le dénouement de cette affaire.

Article rédigée par Marion Pluss.

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