Le célèbre justicier masqué, Zorro, est de nouveau adapté pour la télévision, et cette fois-ci c’est l’acteur Jean Dujardin qui prend les traits de Don Diego de la Vega. Cette co-production Paramount+ / France Télévisions, disponible à partir du 6 septembre sur la plateforme Paramount+, risque de surprendre.

Zorro – Paramount+ / France Télévisions – 2024
Synopsis : En 1821, Don Diego de la Vega devient maire de sa bien-aimée ville de Los Angeles qu’il compte bien faire prospérer. Cependant, la municipalité est confrontée à des problèmes financiers du fait de l’avidité d’un homme d’affaires local, Don Emmanuel, face auquel les pouvoirs du maire s’avèrent insuffisants pour combattre l’injustice. Diego n’a pas fait appel à son double Zorro depuis 20 ans. Mais au nom de l’intérêt général, il n’a plus d’autre choix que de ressortir son masque et son épée. Très vite, Diego va rencontrer des difficultés à concilier sa double identité de Zorro et de maire, ce qui met à rude épreuve son mariage avec Gabriella, qui ignore son secret. Diego pourra-t-il sauver son mariage et sa santé mentale au milieu du chaos ?
Après une nouvelle version espagnole, mettant en scène Miguel Bernardeau (Elite) dans le rôle de Zorro, et disponible sur M6+, en France c’est Jean Dujardin qui enfile le costume pour une adaptation loin de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent.
Des décors et des costumes qualitatifs
L’esthétisme et l’ambiance de la série sont particulièrement réussies. En effet la production a mis les moyens et la réalisation est particulièrement soignée. L’ambiance de la Californie espagnole est bien rendue, avec des décors et des costumes qualitatifs. Les scènes d’action sont bien chorégraphiées, et la partie double histoire d’amour est intéressante.
En revanche le scénario est un peu trop lent et prévisible avec des intrigues secondaires qui alourdissent l’ensemble. Certains aspects de l’intrigue manquent de profondeur et l’histoire reste assez classique et manque d’éléments vraiment surprenants pour se démarquer des autres adaptations. Mais ce qui surprend et qui nous a désarçonné c’est le ton humoristique de la série. En effet, cette version de Zorro est avant tout une comédie. Une comédie à l’humour très OSS 117. Donc ça passe ou ça casse. Et chez nous, cette partie nous a complètement laissé sur le bord de la route.
Si le casting en met plein la vue, à commencer par Jean Dujardin dans le rôle principal, l’acteur nous fait une sorte de copier coller de son personnage dans OSS 117, mais ce n’est pas forcément ce qu’on était venu chercher. Il est entouré de André Dussollier, Audrey Dana, Eric Elmosnino, Grégory Gadebois, ou encore François Damiens.
Cette nouvelle série est une relecture de l’histoire de Zorro, avec une pincée d’humour à la OSS 117 et beaucoup d’autodérision. Si vous appréciez les films parodiques et les héros décalés, vous pourriez trouver votre bonheur. Cependant, ne vous attendez pas à une série révolutionnaire.
5/10
La série est diffusée en exclusivité sur Paramount+ dès le 6 septembre en France, et sur France télévisions plus tard en 2024.

ZORRO…C’EST ZÉRO !
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Zorro-Dujardin, c’est de la Haute Cuisine, version supermarché à mi-chemin entre le grotesque beauf OSS 117 ( 2 millions €) et du vaudeville low cost. Très loin de la prestance aristocratique d’un fils de famille aisée, héritier d’une riche hacienda, magnifiquement incarné par Guy Williams.
Zorro-Dujardin, c’est Zorro version Brice de Nice (4 millions€), ou Lucky Luke (3 millions + produits dérivés), un Zorro rigolard illettré qui se ridiculise en bafouillant, bien loin de l’élégance d’un Georges Descrières ou le panache d’un Roger Moore.
Le vocabulaire est vulgaire. Des décors pas chers en carton pâte pour kermesse, très décevants. Des costumes des années 1960. Dujardin monte à cheval, comme sur un bidet. Les combats à l’épée sont invraisemblables.
Les dialogues sont une suite de quiproquo, telle la longue scène grotesque entre panietpén, qui serait sensée faire rire…? Les tirades sont faites de banalités prononcées comme des vérités profondes, rendant le visionnage particulièrement pénible, Même mauvais, ramené au nombre de nigauds l’avant vu, cet énième nanar Jardinable devrait rapporter au bas mot, près de 3 millions €.
[…] fallait pas plus pour que les Romains, avec César à sa couronne, au travers de Aplusbégalix (Grégory Gadebois), défient en duel de chefs Panoramix. Un combat légal dans les règles de l’art, ou […]