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Rencontre avec l’équipe de Osmosis

Alors que la série Osmosis est lancée ce vendredi 29 mars sur Netflix, nous avons rencontré les acteurs Hugo Becker et Agathe Bonitzer ainsi que le réalisateur Julius Berg lors du Festival Séries Mania 2019.

Agathe Bonitzer – Hugo Becker – Julius Berg – ®surnosecrans

A la base, Osmosis est une websérie d’Arte. Quel a été le processus pour qu’elle devienne une série Netflix de 8 épisodes diffusée dans le monde entier ?

Agathe Bonitzer : On n’a pas regardé la websérie pour ne pas être influencé par quelque chose d’existant.

Hugo Becker : Et de très différent car c’est du format 10 minutes je crois, je pense même que l’historie n’est pas la même. Je la regarderai sûrement mais c’est dangereux avant de tourner.

Julius Berg : C’est parti en effet de cette websérie, Capa Drama a acheté les droits pour une adaptation sur Netflix, et ils ont engagé une showruneuse, Audrey Fouché, pour travailler. C’est une création de Audrey Fouché mais à partir de cette websérie, ce n’est pas elle qui a eu le concept. Après il y a eu tout un tas d’auteurs qui sont venus tendre un peu les ficelles du thriller, densifier les personnages, mettre en place les enjeux, les dilemmes, etc… C’est un travail collectif.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette série ?

Hugo Becker : Tout d’abord l’idée principale de faire une série d’anticipation, il n’y en a pas eu beaucoup en France, c’est un univers dans lequel on se plonge qui est très différent, c’est toujours plaisant de faire un truc innovant. Ensuite le thème, le sujet, c’est un sujet qui est très actuel, et qui je pense parle à beaucoup de monde aujourd’hui. La question du choix qu’on ferait je pense que tout le monde se la pose, ou susceptible de se la poser en tout cas, du coup on se dit qu’il y a un thème à développer très intéressant pour une série.

Agathe Bonitzer : Moi je n’avais jamais vraiment travaillé dans une série, je n’avais pas l’habitude de ce genre de grosse entreprise, ni à des sujets d’anticipation, donc ça m’intéressait moi égoïstement en tant qu’actrice de participer à un projet d’une telle envergure.

Est-ce que tout l’aspect très « technologique » de la série rendait les choses plus compliquées sur le tournage ?

Agathe Bonitzer : On nous donne quelques gestes à faire. Mais c’est vrai que c’est pas simple, j’ai quand même un peu galéré. Il fallait en plus que mon personnage ait une certaine dextérité, comme ce n’est pas du tout mon cas il a fallu que je m’entraîne.

Est-ce différent de travailler avec Netflix plutôt qu’avec des chaînes de télévision françaises ?

Julius Berg : Je pense que Netflix a plusieurs façons de travailler en fonction des scénarios, en fonction des projets. Avec nous, ils nous ont laissé une liberté totale. Ils sont sortis du processus artistiques pendant le tournage. Ils sont revenus pendant le montage pour suggérer des modifications. C’est la première série d’anticipation française sur Netflix, donc il y a beaucoup d’enjeux, la production est derrière aussi.

Où s’est déroulé le tournage et sur quelle durée ?

Agathe Bonitzer : 4 mois à Paris et banlieue parisienne, et une grande partie dans des studios à Noisy le Grand où ont été reconstruits les décors des bureaux.

Ce que promet Osmosis c’est de trouver l’âme sœur, c’est donc ce modèle là en particulier que vous avez choisi ?

Julius Berg : C’est vrai qu’on s’adresse à une cible particulière. On est peut-être moins naïf aujourd’hui sur la question de l’âme sœur. En même temps on joue avec des clichés, c’est l’amour à Paris, on répond aux attentes amoureuses de cette génération là qui croit en l’âme sœur et qui a envie d’y croire. L’idée de la technologie c’est évidemment de montrer que c’est plus compliqué que ça, que cette vision de l’amour quand elle est servie par la science c’est plus complexe, pas juste une âme sœur durable et éternelle.

Hugo Becker : Ce qui est intéressant c’est qu’on reste dans cette optique là et que c’est le rêve ultime. C’est pour ça d’ailleurs qu’on peut tous en parler et qu’on a tous un avis différent. On rêve toujours de tout avoir et pour toujours.

Julius Berg : En même temps c’est l’implant qui le propose, est-ce qu’il n’y a pas un effet placebo, en vous affirmant que votre âme sœur c’est cette personne votre cerveau va se transformer pour dire « ba ouai c’est elle », car on est aujourd’hui dans un système où on essaye de nous faire tout avaler.

Hugo Becker : On va faire le choix d’y aller ou pas, ça vient quand même de nous même, même s’il y a un effet placebo. On se demande si quelque chose décide pour nous.

Qu’est-ce qu’on ressent quand on sait que sa série va être diffusée dans 190 pays ?

Hugo Becker : On a envie d’aller boire un coup (rires)

Une réflexion sur “Rencontre avec l’équipe de Osmosis

  1. Pingback: Family Business : la beucherie de Netflix | Sur Nos Ecrans

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