CANNESERIES/Festivals

Retour sur la première édition de CANNESERIES

Du 4 au 11 avril 2018 a eu lieu la première édition du festival CANNESERIES. Ce festival de Cannes des séries permettait d’avoir accès à des projections, des rencontres, des masterclass. Retour sur ces quelques jours à Cannes.

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Je n’ai malheureusement pas pu assister au festival en entier, je vais donc revenir seulement sur les choses auxquelles j’ai pu assister. Je commencerais par dire que toutes les séries en compétition sont toutes des séries de qualité. C’est important de souligner la qualité de la sélection. On peut en effet en apprécier certaines plus que d’autres mais il faut reconnaître que dans l’ensemble la qualité est présente et qu’on n’a pas pour autant envie de quitter la salle. Un très bon point positif pour ce nouveau festival.

Le côté CANNESADDICT est également une excellente idée pour toucher un public large français en proposant des masterclass et rencontres avec le casting de séries populaires comme Demain nous appartient, Section de recherche, Capitaine Marleau, Le bureau des Légendes

Les invités sont peut-être pas aussi prestigieux que ce à quoi on pouvait s’attendre avec Cannes, mais il ne faut pas oublier que c’est une première édition et donc que c’est tout à fait honorable. En revanche, l’organisation pèche un peu, et c’est vraiment dommage. On ne peut espérer qu’une amélioration de ce côté là pour l’année prochaine.

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Étant arrivée le samedi 6 avril, je commence le festival avec la cérémonie d’ouverture de la compétition officielle. En avant première, La vérité sur l’affaire Harry Quebert, la série adaptée du best seller de Joël Dicker, en présence de l’équipe de la série. Oui mais voilà on nous présente pas le premier épisode en avant-première mais un sneak peek, en d’autres mots une bande-annonce de luxe. Jean-Jacques Annaud justifie cela en nous disant qu’il ne peut pas nous montrer le premier épisode tant que les 10 épisodes ne sont pas terminés. Il n’a pas encore tout à faire compris à la différence entre série et film je crois. C’est donc un peu une déception de se retrouver en soirée d’ouverture avec un sneak peek de 35 minutes, presque le temps d’un épisode entier, qui nous montre des extraits de toute la saison et donc nous « spoile » plus ou moins une partie de la série.
En revanche, les images que nous avons découvrir donnent plutôt envie de voir la série. Thriller efficace, adaptation fidèle, Kristine Froseth illumine la série tant elle est envoûtante. Ce sneak peek nous aura tout de même fortement intrigué. Sans aucun doute La vérité sur l’affaire Harry Quebert, qui plus est avec Patrick Dempsey au casting, fera les beaux jours de TF1.

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Sur toutes les séries présentées, j’ai pu en voir 8. Petit tour de ces séries venues du monde entier.

Félix – Espagne

Félix, un homme ordinaire au mode de vie tranquille, rencontre Julia, une femme d’origine asiatique dont il tombe amoureux sans rien savoir sur elle. Après s’être vus à plusieurs reprises, Julia soudain disparaît. Quand il réalise alors que Julia n’est pas la femme qu’elle prétendait être, Félix ne peut s’empêcher de mener son enquête, se transformant en détective amateur, une sorte de policier sans expérience confronté à de nouvelles situations dans lesquelles il se retrouve impliqué. Un homme tout ce qu’il y a de plus normal, pris au piège, comme un poisson hors de l’eau, d’un monde qui n’est pas le sien.

Félix est un peu un ovni venu d’Espagne. On n’a pas trop l’habitude en France de voir ce genre de série par le ton utilisé et le mélange des genres. La série démarre assez bien, jouant beaucoup sur la comédie. La recherche d’une femme  dont Félix est tombé amoureux après une nuit passée avec elle. C’est mignon et drôle. Le personnage est assez naïf, ce qui le rend touchant, mais plus on avance dans le pilot et plus il devient agaçant. Quant à l’histoire, elle débouche sur une sorte de complot/thriller, ce qui rend la série complètement classique et perd tout l’intérêt qu’on trouve au début de l’épisode.

The Typist – Allemagne

Freya Becker travaille comme dactylo et audiotypiste à la section Homicides de la Police berlinoise. Depuis la disparition tragique et toujours inexpliquée de sa fille Marie il y a onze ans, Freya vit recluse et solitaire, gardant comme unique espoir de finir, un jour, par découvrir ce qui est arrivé à son enfant. Lorsque le seul homme qui pourrait lui donner des informations sur la disparition de Marie est libéré de prison et que Freya se retrouve confrontée dans son travail à un cas similaire au sien, elle décide de s’engager et suivre un cheminement douloureux vers ce qu’elle espère enfin être la vérité, quel qu’en soit le prix à payer.

Cette série a un réel potentiel, malheureusement il est très mal exploité. La série manque cruellement de rythme et on a du mal a vraiment s’attacher à Freya. La série a quelques bonnes idées, comme de faire de Freya une sorte de Dexter du pauvre, mais on a du mal à rentrer dedans et à vraiment y croire. Dommage !

Killing Eve – US

Voir la critique ici.

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When Heroes Fly – Israël

Quatre amis, anciens combattants d’une unité des Forces spéciales, se retrouvent onze ans après pour une dernière mission : retrouver Yaeli, l’ex-compagne de l’un et la sœur d’un autre des quatre. Leur périple les conduira au plus profond de la jungle colombienne. Mais avant, pour réussir, chacun d’entre eux devra accepter de se confronter aux anciens traumatismes dont il a été victime. Un thriller sur la force vitale nécessaire pour continuer à lutter, mais aussi pour réussir à guérir et, enfin, trouver la paix.

Ce pilot est divisé en 2 parties. Une première qui se passe durant la guerre et où il est assez difficile de rentrer dedans. Il m’a fallu attendre une grosse scène d’action pour vraiment accrocher et ne pas décrocher. On passe le reste de l’épisode 10 ans plus tard et c’est intéressant de voir les conséquences et traumatismes de la guerre sur nos protagonistes. En plus du côté thriller psychologique, on ajoute une partie thriller qui va faire interagir les héros entre eux de façons jubilatoires. Un de mes coups de cœur de cette compétition et une mention particulière au casting masculin remarquable. Ça serait une réelle bonne nouvelle si une chaîne française l’achetait, car il est très urgent qu’on puisse découvrir la suite le plus rapidement possible.

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Mother – Corée

Quand l’institutrice Su-jin rencontre la jeune élève Hye-na, elle découvre que l’enfant, chez elle, est maltraitée par sa mère et par le petit ami de celle-ci. Su-jin ne peut accepter de rester sans rien faire, et elle décide de kidnapper Hye-na. Toutes deux sont alors prise en chasse par la police et par le petit ami de la mère de Hye-na, au cours d’une poursuite des plus dangereuses pour la nouvelle mère et pour l’enfant qu’elle s’est choisie.

Le sujet est fort et poignant. Extrêmement bien mis en scène et servi par un excellent casting, ce drame nous parle d’un sujet très sensible : la maltraitance d’un enfant. Difficile de ne pas être touché par Mother. Si ce pilot est un peu tire larme, il est très efficace et nous envahit d’émotions. Véritable coup de cœur.

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Aqui en la tierra – Espagne

La vie de Carlos, qui appartient à l’une des plus puissantes familles du Mexique, est bouleversée quand son père est retrouvé mort. À San Marcos où il vit, Adán, le fils du chef de la sécurité de la famille de Carlos, voit lui aussi son quotidien bouleversé par les émeutes et le mouvement populaire de protestation contre la construction du nouvel aéroport voulu par le gouverneur Mario Rocha, le beau-père de Carlos. Amis d’enfance malgré leurs conditions sociales opposées, Carlos et Adán se voient alors contraints de s’adapter aux circonstances, et de remettre en question leurs dilemmes les plus intimes.

Sexe, drogue, complots et que se passe t-il ? Voilà comment on aurait pu renommer cette série. Confuse, on a du mal à faire le lien entre les personnages. On ressort de la séance en se demandant vraiment ce qu’on vient de voir. Pas convaincue. Pourtant la série est crée, produite et réalisée Gael Garcia Bernal, qui a également un petit rôle dedans, mais faut croire que cela ne suffit pas.

Il Cacciatore – Italie

Palerme, 1993. Quand deux clans mafieux s’affrontent, les rues de la ville baignent dans le sang des criminels et des victimes innocentes. Au milieu de cette guerre des clans, face à la mafia locale, un jeune procureur ambitieux, Saverio Barone, a le cran de vouloir continuer à défendre ce qui est juste. Ses collègues de travail le désapprouvent quand il ose dénoncer son propre patron, mais le chef de la Lutte antimafia de Palerme le repère et lui propose alors de rejoindre son unité. Grâce à ses intuitions brillantes, à une série de raids spectaculaires repris en première page des journaux locaux, les compétences et l’efficacité de Saverio Barone dit « le Chasseur » conduisent à l’arrestation de trois cents Mafiosi. Voici donc, pour la première fois, l’incroyable histoire de cette « saison de la chasse » des années 1990. Il était une fois en Sicile, une histoire vraie.

Fan de séries mafieuses, Il Cacciatore est faite pour vous. Basée sur une histoire vraie, la série a de bonnes idées et met en avant différents points de vue. Mais ça reste du très classique et du déjà vu. Il faut vraiment aimer le genre pour avoir envie de voir la suite.

Safe – US

Récemment veuf, Tom entame une nouvelle vie avec ses deux filles, au sein d’une communauté privilégiée et particulièrement bien protégée de l’extérieur. Mais des secrets profondément enfouis vont venir bouleverser tout ce bel et superficiel équilibre. Disparition mystérieuse, adultères, assassinat… Tom réalise qu’il ne connaît pas vraiment ceux qui l’entourent. Parviendra-t-il alors à protéger ses proches contre les dangers qui les guettent ? 

Cette nouvelle série au casting prestigieux (Michael C. Hall, Audrey Fleurot) sera diffusée prochainement sur C8. Si cette série n’a vraiment rien d’originale, elle est terriblement efficace. On plonge tout de suite dans les intrigues qui prennent la forme d’un SOAP/thriller, les personnages nous accrochent immédiatement. Safe sait entretenir le mystère et le suspense, on a hâte de voir la suite.

Le Palmarès de la 1ère édition de CANNESERIES :

Prix du meilleur scénario : State of Hapiness
Prix spécial d’interprétation : les comédiens de Miguel
Prix de la meilleure série digitale : Dominos
Prix de la meilleure musique : State of Hapiness
Prix de la meilleure interprétation : Francesco Montanari de Il Cacciatore
Prix de la meilleure série : When Heroes Fly

Il faut souligner que Kyan Khojandi est excellent en maître de cérémonie

On sait déjà que CANNESERIES aura une seconde édition. Rendez-vous à Cannes du 3 au 10 avril 2019.

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