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The End of the F***ing World [saison 1] : Publicité mensongère

The End of the F***ing World a fait sensation lors de la sortie de la bande annonce pour sa sortie sur Netflix le 05 janvier après sa diffusion britannique sur E4 (Skins, Misfits) à l’automne dernier. La courte saison 1 est-elle à la hauteur ? Attention, spoilers !

The End of the F***ing World – E4/Netflix – 2017

Synopsis : Ceci n’est pas l’histoire d’une rencontre ordinaire. C’est l’histoire de James et Alyssa, deux ados solitaires et paumés qui se lancent dans une escapade comme vous n’en avez jamais vu.

La bande annonce promettait une série suivant James (Alex Lawther, Howard’s EndImitation Game), pensant être un psychopathe, dans une aventure avec une quasi inconnue de son lycée, Alyssa (Jessica Barden, Loin de la foule déchaînée). Les prémices de la série font penser à une exploration de la psyché de James, pourquoi pense-t-il être un psychopathe, l’est-il réellement ? Comment va-t-il réagir s’il commet un meurtre et assouvit ses pulsions ? La série explore cela de manière surprenante puisque elle passe ces interrogations au second plan très rapidement pour se consacrer à l’idylle naissante entre les deux adolescents.

James éprouve rapidement des sentiments conflictuels entre ses pulsions meurtrières de longue date et son amour naissant pour Alyssa. Trop rapidement en vérité. Dès le second épisode, alors qu’elle est dans la salle de bain et il s’apprête à l’assassiner, il renonce à son plan en l’entendant pleurer. Le même James qui dans l’épisode précédent avait préparé un plan pour commettre le meurtre, s’était retenu de la tuer dans la forêt car la police aurait pu le placer sur le lieu du crime à cause de la voiture de son père. Jusque-là méthodique et froid, le personnage de James évolue  trop rapidement et artificiellement au milieu du second épisode (la durée des épisodes n’étant que de 20 minutes) alors qu’il en reste encore 6.

La scénariste Charlie Covell (Banana, Burn Burn Burn) utilise toutes les cartouches dans la première moitié de la saison et essaie tant bien que mal de remplir la suite de la fuite des ados, notamment en introduisant les deux enquêtrices et leur histoire personnelle. Et très franchement ces moments étaient bien plus intéressants que l’intrigue principale, de là à vouloir un spin-off sur elles… je regarderais avec bien plus de plaisir que The End of the F***ing World. Les derniers épisodes se concentrent sur la (non-)relation d’Alyssa avec son père. Toute cette intrigue secondaire sent le réchauffée et apporte peu à la série qui rend les épisodes de 20 minutes beaucoup trop longs, jusqu’à nous laisser sur une fin en eaux de boudin.

La série est adaptée d’un comic book et je serais curieux de voir ce qui a été adapté et ce qui a été laissé de côté. Il reste à The End of the F***ing World un duo principal plutôt attachant qui permet de retenir l’attention dans les moments les plus ennuyeux.

5,5

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