Séries/Tout commence avec un pilot

Luke Cage : dur d’être un bon super-héros

La nouvelle série Marvel arrive sur Netflix ce vendredi 30 septembre pour une nouvelle fournée d’aventures super-héroïque. Sur Nos écrans a pu voir les 7 premiers épisodes et vous livre son avis sans spoilers. Alors que vaut donc Luke Cage ?

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Marvel’s Luke Cage – Netflix – 2016

Synopsis : L’indestructible Luke Cage retourne à Harlem pour mener un nouveau combat.

Cette première saison reprend quelques temps après la fin de Jessica Jones, Luke vit désormais à Harlem où il essaie de faire profil bas, comme vous vous en doutez cela ne dure qu’un temps assez court. Porté par l’excellent Mike Colter, ce super-héros qui veut qu’on le laisse tranquille reste celui qu’on a adoré dans la série Marvel précédente, un homme taciturne, observateur et surtout indestructible. Son personnage évolue rapidement en quelques épisodes. Tout comme Jessica, il ne veut pas être un super-héros mais il est forcé de rentrer dans ce jeu et combattre un ennemi. Il est intéressant de développer cette idée d’être surhumains qui ne souhaitent pas tous devenir des super-héros comme Daredevil, ou chez la Distinguée Concurrence. On se demande comment tous ces personnages (avec Iron Fist qui débarque sur la plateforme l’an prochain) vont bien pouvoir se réunir dans Defenders en 2017.

Après l’excellent Kilgrave, qu’en est-il de ce nouvel ennemi ? Jusqu’ici, les antagonistes des séries Marvel/Netflix ont toujours été d’une grande qualité, contrairement aux films. Il faut un début à tout, malheureusement Mahershala Ali (House of Cards) peine à convaincre en Cottonmouth. Le problème vient d’un personnage qui passe après la saison 1 de Daredevil et le magnifique Vincent D’Onofrio en Wilson Fisk. Cette nouvelle histoire de mafieux donne un goût de redite en moins bien, avec un Cottonmouth criminel uniquement pour s’enrichir et avoir du pouvoir, sans grande nuance contrairement à ce qu’a pu nous proposer Marvel en séries. Il y aurait pu y avoir une histoire à raconter par rapport à son passé, mais cela est vite mis sous silence. C’est dommage car on se retrouve avec un personnage plat. Après avoir affronté Kilgrave et des Ninjas zombies, un simple mafieux qui veut s’enrichir paraît fade. Heureusement que l’on peut se rattraper avec sa cousine, le personnage d’Alfre Woodard (Desperate Housewives), Mariah Stokes (dit « Black Mariah » dans les comics) qui tout en finesse dépeint une femme prise entre deux filets, deux mondes incompatibles, dans lequel basculera-t-elle ? Ayant une vingtaine de minutes de temps à l’écran dans ces sept premiers épisodes, il est encore difficile de bien la cerner, espérons que cela soit rectifié dans la seconde partie de saison.

L’intérêt de Luke Cage réside dans son discours secondaire mêlé à l’intrigue principal. Comme Jessica Jones qui traitait en sous-texte du viol, cette nouvelle série aborde un discours sur la communauté noire aux Etats-Unis, en particulier à Harlem qui est un reflet de ce que l’on peut lire dans l’actualité. C’est le cas avec les personnages secondaires de Mariah Stokes et Pop (Frankie FaisonBansheeThe Wire). Cependant, en utilisant ces personnages n’ayant pas un lien direct avec l’intrigue principal comme c’était le cas avec Kilgrave, amoindrit la force du message. Il faut tout de même noter l’importance de cette première série avec un super-héros noir, et l’une des rares séries avec les personnages principaux noirs.

Ces sept premiers épisodes apparaissent comme une longue introduction mettant les éléments en place pour que l’intrigue démarre réellement dans la seconde partie, espérons-le. Malgré un propos politique qui résonne toujours dans l’actualité de l’Amérique d’aujourd’hui, l’ensemble peine à vraiment satisfaire. Alors que la tendance était d’avoir des fins de saisons qui traînaient en longueur sur Daredevil et Jessica Jones, c’est l’inverse avec Luke Cage et ses débuts paresseux qui donnent déjà un sentiment de répétition.

5/10

2 réflexions sur “Luke Cage : dur d’être un bon super-héros

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