[Notre avis] The Signal : Un peu brouillé

En compétition officielle du festival international du film fantastique de GérardmerThe Signal de William Eubank avec Brenton Thwaites et Olivia Cooke, n’a pas eu la chance de bénéficier d’une exploitation en salle. Nous avons eu l‘opportunité d’assister à l’unique projection parisienne du film, voici notre avis !

SynopsisNick et Jonas sont deux étudiants passionnés de piratage, en première année au MIT. Lors d’un road trip à travers le Sud-Ouest des Etats-Unis avec Hailey, la petite amie de Nick, ils sont attirés par un génie de l’informatique dans une zone étrangement isolée… Soudain, tout devient noir. Lorsqu’il reprend conscience, Nick est seul, déboussolé. Une lutte contre des forces qui le dépassent va alors commencer…

The Signal, film de science-fiction de William Eubank, qui a réalisé auparavant Space Time : L’ultime Odyssée, laisse un goût de semi-échec, teinté d’une série de jolies trouvailles et de réussites au coup par coup. Rien de révolutionnaire dans son intrigue, ni son traitement esthétique, des acteurs ni brillants, ni pour autant mauvais… Un film assez plat dans l’ensemble, cependant, le twist final est extrêmement bien mené, laisse songeur et remet l’intégralité du film dans une nouvelle perspective.

Attention Spoilers !

Le film, a ce moment commence un peu à être lassant, et au moment où l’on commence à décrocher, advient enfin un rebondissement inattendu : Nic n’est pas paralysé, en réalité on lui a greffé des jambes mécaniques extra-terrestres. Surprenantes et esthétiquement joliment travaillées. L’intrigue redémarre, Nic s’échappe du centre avec Haley et commence une chasse à l’homme. Cette partie du film est assez mal traitée, on retombe dans les bons sentiments que l’on avait à la pelle dans l’aspect road-trip du début du film, les héros se déplacent en camion (qui n’est pas sans rappeler Transformers…). Les deux fugitifs retrouvent Jonah qui a eu le droit à une paire de bras bionique.

The Signal repose sur son twist final

Coincé dans le désert, on a enfin la confirmation que l’on se trouve bien en zone 51. l’endroit hors du temps, avec des habitants étranges ne dégage pas le malaise qu’il aurait pu rendre. Eubank n’arrive pas à affirmer son originalité, encombré par ce qui a été fait (en mieux) sur le même sujet. On est un peu agacé de la série de scènes d’action de la fin du film, une multitude de ralentis sont là plus pour cacher le manque de moyen que par ambition esthétique, le Dr Damon se transforme en tueur, les balles sifflent, la poussière vole… Peu efficace.

On a peur qu’Eubank ait totalement cédé à la facilité, mais son intelligence est d’aller au bout de son idée de corps bionique : les jambes de Nic lui permettent de courir, oui, mais surtout de courir plus vite de le temps et l’espace. Eubank assume l’exubérance de la manœuvre et nous offre une réflexion à mi-chemin entre Matrix et Interstellar que ce soit visuellement ou idéologiquement parlant. A la lueur de cette fin qui laisse songeur, on se prend à se demander si, après tout, nous ne sommes pas dans la Matrice ou bien, perdu dans une zone 51 géante.

Découvrez la bande annonce de The Signal

Sortie en France : 29 janvier 2015 (festival de Gérardmer), 30 janvier (VOD), 4 février (DVD / Blu-Ray)
Réalisateur : William Eubank
Acteurs : Brenton Thwaites, Olivia Cooke, Beau Knapp, Laurence Fishburne
Nationalité : Américain
Distributeur : WildSide (DVD / Blu-Ray)

2 commentaires

  1. mais en fait elle n’a rien compris la nana qui écrit. La fin révèle qu’ils se sont fait enlever par les extraterrestres .

    La SF c ‘est pour les hommes, combien de fois faudra-t-il vous le dire?

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Sur Nos Ecrans

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture