[Notre avis] Une Amie Dévouée (Max) : L’histoire vraie glaçante de la mythomane du Bataclan

Disponible dès ce 11 octobre sur la plateforme Max, la série Une amie dévouée adapte de manière très réussie le livre La mythomane du Bataclan, qui relatait l’histoire vraie d’une arnaqueuse ayant intégré une association de victimes des attentats du 13 novembre 2015. Le tout porté par une Laure Calamy géniale en héroïne dérangeante et dérangée.

Synopsis : La nuit du 13 novembre 2015, Christelle, comme le reste du pays est sous le choc. Tous les concerts des Eagles of Death Metal à Paris, elle y était. Mais là, elle n’y était pas. Pourtant, elle rentre en contact avec plusieurs victimes pour leur apporter son soutien et trouve auprès de ces survivants de la compagnie et un but. Quand l’idée de créer une association prend forme, Chris s’impose comme un élément essentiel. Mais à mesure que son influence et ses relations grandissent, les incohérences de son histoire suscitent des soupçons. Vrais mensonges, fausse victime. Jusqu’où sera-t-elle prête à aller ?

Un thriller redoutable tiré d’une histoire vraie

Pour sa première série originale française, la plateforme Max, lancée en juin dernier dans l’Hexagone, frappe fort avec Une amie dévouée, un thriller psychologique en quatre épisodes qui n’est autre que l’adaptation du livre La mythomane du Bataclan d’Alexandre Kauffmann. Ce récit glaçant, paru en 2021, retraçait l’histoire vraie de Florence M., dite « Flo Kitty », une arnaqueuse récidiviste qui, au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, s’était rapprochée d’une association de victimes en s’inventant un ami blessé au Bataclan et plongé dans le coma. Avant d’aller encore plus loin et d’essayer de se faire indemniser par un fonds de soutien en faisant croire qu’elle avait, elle aussi, réchappé de peu à la tuerie du Bataclan.

Globalement fidèle à l’histoire vraie et au livre, puisque Alexandre Kauffmann est également co-scénariste de la série au côté de Jean-Baptiste Delafon, Une amie dévouée parvient à faire grimper la sensation de malaise et à maintenir un vrai suspense au fil de ses quatre épisodes, rebondissements fous et cliffhangers à l’appui, alors même que l’on connaît pourtant l’inévitable dénouement de cette histoire. La prestation assez folle de Laure Calamy (Dix pour cent, Antoinette dans les Cévennes, Les Cyclades), parfaite dans la peau de cette femme seule, fauchée et meurtrie, qui se débat avec ses propres traumas et cherche à être aimée, étant pour beaucoup dans la réussite de la série.

Laure Calamy et Anne Benoît à la tête d’un casting sans fausses notes

Le réalisateur Just Philippot, connu pour les films La Nuée et Acide, des propositions singulières dans le paysage cinématographique français, signe ici sa première série et s’éloigne du genre pour mettre en scène un thriller tout en élégance et en finesse, auquel il apporte néanmoins sa patte. Et s’il n’est pas question de fantastique ou de récit catastrophe, le réalisateur continue d’explorer des thématiques qui lui sont chères, comme l’intime et la famille.

En explorant la psychologie complexe de son héroïne, dont certaines clés se cachent dans un passé empli de rock’n’roll, des rêves déçus, de blessures et de mensonges (déjà), Une amie dévouée déploie tout au long de ses quatre épisodes une galerie de personnages tous incarnés à la perfection par des comédiens tels qu’Annabelle Lengronne (Cuisine interne), Ava Baya (Ourika), Arieh Worthalter (Le Procès Goldman) et Alexis Manenti (Le Ravissement). Sans oublier Anne Benoît, géniale dans le rôle de la mère de Chris (un personnage plus développé dans la série que dans le livre d’Alexandre Kauffmann) face à une Laure Calamy qui trouve ici l’un des meilleurs rôles de sa jolie carrière. Un duo mère-fille dysfonctionnel au possible qui s’ajoute aux nombreuses qualités qui font d’Une amie dévouée l’une des plus belles surprises de cette rentrée sérielle.

La saison de Une Amie dévouée débute sur Max à partir du 11 octobre à compter de un épisode par semaine.

Article rédigé par J.D.

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