Vous cherchez une parenthèse enchantée entre deux journées chargées ? TF1 mise sur la douceur avec sa nouvelle série évènement : La Belle et le Boulanger. Portée par le chanteur et désormais comédien Amir Haddad, cette fiction promet de faire battre le cœur des téléspectateurs. Mais faut-il vraiment se laisser tenter ? On fait le point.

Synopsis : L’histoire nous plonge dans la rencontre improbable entre deux mondes que tout oppose. D’un côté, une star internationale de la mode, icône des tapis rouges ; de l’autre, un boulanger authentique, les pieds sur terre et les mains dans la pâte.
Un conte de fée moderne (et fariné)
Le schéma est classique : le coup de foudre, les quiproquos liés à la célébrité, et la pression des entourages respectifs. Si le scénario ne révolutionne pas le genre, le charme opère grâce à une réalisation solaire et une alchimie évidente entre les acteurs.
La Belle et le Boulanger l’adaptation française d’un succès mondial
Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que La Belle et le Boulanger n’est pas une création originale française. Il s’agit de l’adaptation de la série israélienne Beauty and the Baker (Lehishot Al HaYafa), créée par Assi Azar en 2013.
Le concept a tellement séduit qu’il a fait le tour du monde :
- La version originale (Israël – Keshet Media Group) : Lehishot Al HaYafa est un immense succès qui a su mêler humour juif et romantisme universel.
- La version Américaine (ABC) : Intitulée également The Baker and the Beauty, elle transportait l’intrigue à Miami au sein d’une famille cubaine. Malheureusement, elle fut annulée après une seule saison, malgré une base de fans très solide.
- La version Néerlandaise (Net5) : Les Pays-Bas ont été parmi les premiers à adapter le format en 2015. Intitulée Bagels & Bubbels, l’intrigue y est très fidèle à l’originale, avec une touche de minimalisme européen et une ambiance très « feel-good ».
- La version Indienne (Aha) : Également intitulé The Baker and the Beauty, sortie en 2021 en langue Telugu, cette version est particulièrement intéressante. Elle embrasse les codes des productions indiennes avec beaucoup de glamour, de couleurs et une mise en avant très forte des traditions familiales, prouvant que l’histoire est vraiment universelle.
- La version Française (TF1) : Logiquement intitulé La Belle et le Boulanger mise sur la « french touch », avec le cadre pittoresque de nos boulangeries et le capital sympathie d’Amir.
Pourquoi on aime (malgré le déjà-vu) ?
Soyons honnêtes : La Belle et le Boulanger ne brille pas par son originalité disruptive. On devine souvent la fin de l’épisode avant même qu’il ne commence. Pourtant, c’est précisément ce qui en fait une « comfort série » idéale.
Le ton est léger, et dans un paysage audiovisuel souvent chargé en thrillers sombres ou policier en tout genre, une comédie romantique colorée fait un bien fou. Ça se regarde sans effort, c’est pétillant, et ça remplit parfaitement son contrat de divertissement familial.
Un casting solide pour entourer Amir
Ce qui pêche le plus est sûrement Amir, qui rappelons le est avant tout un chanteur et non un comédien. Il joue surtout sur son sourir et charisme naturel. Heureusement il est aidé par son entourage !
On retrouve avec un plaisir immense Lionnel Astier, qui délaisse ses armures de Kaamelott pour incarner un patriarche chaleureux et plein d’humour. Il forme un duo de parents très attachant avec Mathilda May, qui apporte beaucoup de douceur au foyer Mercier. Face à eux, Ludmilla von Claer campe une « Belle » élégante et juste, tandis que Sarah Stern apporte une dose de piquant indispensable dans le rôle de l’ex-fiancée débordante d’énergie. Cette galerie de personnages permet à la série de ne pas se limiter à une simple romance, mais de proposer une véritable comédie familiale où chacun peut se reconnaître.
L’avis de la rédaction : Ce n’est pas le chef-d’œuvre de l’année, mais c’est le plaisir coupable parfait pour une soirée canapé-plaid. Une série « feel good » qui assume sa simplicité.
On regarde ou on zappe ?
Si vous êtes fan de comédies romantiques à la sauce Notting Hill et que vous appréciez l’univers d’Amir, foncez. C’est frais, c’est court, c’est tendre et ça donne (un peu) faim.
6/10
