[Festival de Gérardmer 2024] Perpetrator : Dans les méandres du forevering

Présenté lors du 31ème Festival de Gérardmer, Perpetrator ne réussit pas à convaincre entièrement. On vous dit pourquoi.

Synopsis : Jonny Baptiste est une adolescente insouciante envoyée chez sa tante Hildie, avec laquelle elle n’avait plus de contact. Le jour de ses 18 ans, elle subit une métamorphose radicale : un sort familial qui la redéfinit, appelé Forevering. Lorsque plusieurs adolescentes disparaissent dans sa nouvelle école, Jonny, sauvage et mythique, se lance à la poursuite du Perpetrator.

Originaire de l’Ohio, Jennifer Reeder est formée aux Beaux-arts de Chicago avant de se lancer dans le cinéma. En 2017 sort son premier long-métrage intitulé Signature move. En 2019, elle réalise Knives and skin, un premier teen movie féministe et un film de genre, et en 2022, Night’s end (sorti sur la plate-forme Shudder aux États-Unis). Son quatrième film, Perpetrator, a été sélectionné à la Berlinale avant d’être montré à Gérardmer. 

Le film de Jennifer Reeder ne parvient pas à convaincre à cause d’une certaine confusion dans le scénario. Les nombreuses idées et thèmes abordés manquent de cohérence et nous laissent avec un sentiment d’inachevé, et de nombreuses questions non résolues à la fin du film. 

On apprécie malgré cela le point de vue intersectionnel et une série de gags féministes qui rafraîchissent le film de genre. La malédiction de Jonny (« forevering »), métaphore gore à souhait des menstruations et de l’entrée dans l’âge adulte, ou encore la satire convenue mais efficace du système scolaire américain tout aussi moraliste que violent, ont bien accroché notre attention, même si cela gagnerait à être développé davantage.

5/10

Article rédigé par Daphné Leblond

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