On aurait aimé apprécier le film turque The Funeral qui promettait un regard nouveau sur le genre si occidental du film de vampire. C’est raté puisque l’œuvre en reprend tous les poncifs : de l’amour impossible à la fuite du protagoniste à travers les étendues désertiques…

Synopsis : Cemal, un conducteur de corbillard solitaire, se voit un jour confier une tâche mystérieuse : une jeune fille nommée Zeynep a été sauvagement assassinée et le corps doit être convoyé par la route à sa famille dans l’est du pays. En chemin, lors d’une nuit, il ouvre les portes arrière du fourgon et entend d’étranges grognements émanant du corps de la défunte. Il vérifie alors son pouls, mais elle n’en a plus. Fasciné par la beauté spectrale de la jeune fille, Cemal en tombe peu à peu amoureux et commence à tuer des gens pour la nourrir.
Aucun recul, aucune critique sous-jacente de la société turque, The Funeral retrace au premier degré le parcours de ce protagoniste : anti-heros mutique dont les motivations restent obscurs tout du long. Quand au personnage féminin, on ne peut qu’être lassé devant cette énième demoiselle en détresse qui pour le coup est complètement muette… Mais reste un danger pour l’homme qui tomberait amoureux d’elle.
La fin du film prend des allures de « revenge movie » après une très longue quête dont on ne comprend pas bien le but. Le manque de moyen du réalisateur rend ce final quelque peu loupé également d’autant qu’on ne sait pas vraiment de quoi l’on cherche à se venger.
On ne recommande donc pas The Funeral aux spectateurs malgré les références a bien des types de films de genre qui pourraient séduire.
2/10
Article rédigé par Alice Caputo
