[Notre avis] Antigang, la relève (Disney+) : Une comédie soupoudrée d’action

8 ans après la sortie du film Antigang, Alban Lenoir revient en tête d’affiche avec une suite qui se rapproche plus de la comédie que du film d’action. Antigang, la relève, disponible dès ce vendredi 25 août sur Disney+, est le divertissement de fin d’été qui fait du bien.

Antigang, la relève – SND / Empreinte digitale / Disney – 2023

Synopsis : Ancienne légende de la brigade Antigang connue pour ses méthodes musclées et peu conventionnelles, Niels Cartier, a quitté la police à la suite d’une intervention qui a mal tourné et conduit au décès de sa femme. Quand le gang de braqueurs responsable de sa mort réapparait huit ans plus tard, Niels ne laisse personne se mettre en travers de son chemin pour obtenir vengeance. Quitte à devoir former malgré lui un duo explosif avec sa fille de 14 ans, au tempérament bien trempé.

En 2015, Antigang avait créé la surprise en nous faisant découvrir un film d’action français qui sortait des sentiers battus. Loin des polars sombres qu’on a l’habitude de voir en France, Antigang flirte avec la comédie et les battes de base ball et c’est ce qui nous avait conquis dans le premier opus. Pour cette suite, ils ont compris que la comédie ça marchait bien et ont poussé encore plus cette partie, oubliant même qu’avant tout Antigang est un film d’action.

En effet, on ne retrouve pas exactement l’ambiance du premier film. Antigang, la relève est centré vraiment sur le personnage de Niels Cartier (Alban Lenoir) et sa fille (Cassiopée Mayance) et non plus sur la brigade antigang. On perd ce côté film chorale, avec des flics qui dépassent les limites pour aller au bout de leurs idées. Le scénario de ce second opus est, reconnaissons le, plus fin et mieux écrit que le premier, et même si on adore ce nouveau duo Niels et sa fille, on a l’impression de perdre un peu l’essence de ce qu’on avait aimé dans le film de 2015. Le fait de passer chez Disney a-t-il assagit un peu le tout ?

Après Balle perdue et AKA, Alban Lenoir est considéré un peu comme le « Jason Statham français » et donc parfait pour prendre la relève dans cette suite, Jean Réno (Serge) étant un peu moins présent. Mais la vraie révélation est sans aucun doute Cassiopée Mayance qui interprète Charlotte-Serge. Une ado qui a de qui tenir et dont le personnage est bien écrit et forme un duo parfait avec son père Niels. Le film passe une autre étape et devient une comédie familiale. On retrouve les anciens interprétés par Stéfi Celma, Jean-Toussaint Bernard, Sébastien Lalanne ou encore Oumar Diaw. Sofia Essaïdi, nouvelle recrue, a rejoint le groupe pour cette suite et malheureusement son personnage est celui qui m’a le plus déçu. On aurait pu imaginer une femme badass à la tête du groupe et pourtant a aucun moment on la voit dans ce rôle, elle n’est que « la femme qui a un coup de coeur sur Niels », très réducteur pour un film qui se veut un peu différent des films d’action classiques.

Coup de poing, coup de batte et rires sont au rendez-vous de Antigang, la relève. On prend plaisir à retrouver les personnages qu’on avait aimé du premier film et même si ce second opus n’est pas au niveau du premier, il reste un divertissement honnête pour toute la famille.

6/10

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