Séries

[Critique] The Nevers (OCS) : un début en demi-teinte

Joss Whedon, connu internationalement pour la série Buffy contre les vampires qui a marqué une génération d’adolescents, rempile pour une nouvelle œuvre fantastique, The Nevers, diffusée dès ce lundi 12 avril en US+24 sur OCS. Un pari exigeant d’autant plus que le créateur vient d’être évincé du rôle de showrunner après avoir été accusé de harcèlement sexuel.

The Nevers – 2021 – HBO Max

Synopsis : L’histoire se déroule dans un Londres victorien assez réaliste, si ce n’est qu’une partie de la population, majoritairement féminine, a développé des capacités extraordinaires (plus ou moins contraignantes et puissantes). Ces individus sont appelés les « touched » par le reste de la société, et sont à la fois l’objet de curiosité et de crainte : certains souhaitent les exterminer, d’autres les utiliser pour des expériences. Au cœur de tous les conflits, Amalia True, une veuve quelque peu mystérieuse, a ouvert une sorte de refuge pour les « touched », animée par une volonté de les rassembler et de les protéger (elle a elle-même un pouvoir de prémonition), tout en ayant vraisemblablement une mission beaucoup plus obscure à accomplir dont le spectateur ne connait rien. Elle est accompagnée pour cela par Penance Adair, une jeune inventrice, mais également par toutes sortes de personnages aux pouvoirs variés.

La série grouille de personnages secondaires, d’intrigues, de cercles privés et de complots, une ambiance plutôt réussie et fidèle à l’idée que l’on se fait de l’époque entre débauches dans des salons sombres et austérité des milieux politiques. Malgré cette atmosphère engageante, la narration peine à décoller, elle souffre de la comparaison avec X-Men (qui développe les mêmes thèmes), mais aussi avec les œuvres précédentes du créateur, bien plus originales et subtiles (notamment dans la création de personnages féminins forts).

La multiplicité des intrigues égare rapidement, on sent que beaucoup nous est caché sans que rien ne soit jamais dévoilé laissant le suspense retomber. Les acteurs et actrices sont bons, bien que parfois un peu caricaturaux (l’inventrice un peu rêveuse, le noble dévergondé, l’aristocrate coincé… des clichés un peu rébarbatifs).

Après avoir vu 4 épisodes, on espère cependant que la série, une fois ses repères bien installés, saura rassembler les amorces d’histoires pour en faire un tout cohérent et ainsi accrocher le spectateur, créer de l’empathie pour les personnages et donner envie d’en savoir plus sur les fameux « touched ».

5/10

Article rédigé par Alice Caputo

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