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Il Miracolo : Que ferions-nous si nous étions confrontés à un événement inexplicable ?

Il a des séries qui interpellent, qui bousculent, voire même qui dérangent. Il Miracolo fait définitivement partie de cette catégorie. Cette co-production franco-italienne (SKY-Arte), créée, écrite et en partie réalisée par le romancier italien Niccolò Ammaniti a reçu lors de la dernière édition de Séries Mania le Prix Spécial du jury et le Prix d’interprétation masculine pour Tommaso Ragno.

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Il Miracolo – Arte – 2019

Synopsis : En Italie, la découverte d’une statuette de la Vierge pleurant des larmes de sang bouleverse la vie de plusieurs protagonistes et les met face à l’inexplicable.

Mise au secret, analysée, une madone en plastique retrouvée dans le repaire d’un chef de la mafia calabraise se révèle une énigme : elle pleure en continu des larmes de sang humain. Le Premier ministre italien en pleine crise politique et conjugale, un prêtre dévoyé, une scientifique qui accompagne sa mère en fin de vie, un Général intransigeant : tous se retrouvent confrontés à ce « miracle » qui vient ébranler leurs certitudes. Il Miracolo est la première série de Niccolò Ammaniti, romancier célèbre en Italie pour son style incisif, ancré dans la réalité de son pays. Son univers se déploie à l’écran de manière graphique, l’image lui permettant de rendre visible, littéralement, un miracle. Il est moins question ici de religion que de politique, de famille, de couple, de perte des repères et de quête de rédemption. Analyse psychologique, thriller, humour noir, mélodrame, les genres et les thématiques se croisent au fil d’une narration qui mêle tension dramatique et onirisme. La série laisse vivre le mystère, préférant l’incarner dans les trajectoires de ses personnages, plutôt que d’y apporter une réponse.

Les questions que pose cette série sont : doit-on accepter ce qu’on ne peut expliquer ? Doit-on accepter l’idée qu’on ne peut tout expliquer ? Le mystère fait-il toujours partie de notre société moderne ?

Il s’agit d’un vrai coup de cœur pour cette série tout à fait unique, qui allie des images époustouflantes, une intrigue haletante, des personnages complexes, et une musique qui accompagne les scènes de façon tout à fait originale.

8/10

 

Rencontre avec Niccolò Ammaniti

– Pouvez-vous nous parler un peu de la genèse de Il Miracolo ?

C’est pratiquement la première fois que j’écris directement pour l’écran, alors que jusqu’à présent toutes les œuvres cinématographiques auxquelles j’ai participé étaient tirées d’un de mes romans.

Et puis un des producteurs de la série, avec qui j’avais déjà travaillé lors de l’adaptation par Bernardo Bertolucci de mon roman, est venu me voir et il m’a proposé d’écrire une série, ou au moins le pilot d’une série. Et je dois dire que je me suis beaucoup amusé. En deux semaines, j’ai écrit le pilot, puis j’ai repris mon travail sur le roman sur lequel je travaillais déjà, et je n’ai plus pensé à la série.

L’idée de base dont nous avions discuté était juste celle du miracle. Il y a fondamentalement deux miracles dans la religion catholique. D’une part, le miracle de l’espoir de ceux qui sont malades, de ceux qui recouvrent la vue, de ceux qui recommencent à marcher grâce à la foi, à la prière et à la proximité d’avec Dieu. Et de l’autre côté, un autre type de miracle un peu étrange, païen, qui se caractérise par le fait que des événements surnaturels inexplicables se produisent. Ce qui m’a le plus intéressé, c’est ce deuxième type de miracle.

J’ai donc construit avec les autres scénaristes, une histoire qui racontait le miracle presque privé si on peut dire, vécu seulement par quelques personnes, et pas par une communauté toute entière. Ce qui m’intéressait, c’était de voir comment on se rapportait à un fait surnaturel qui se produit soudainement. Comment ce fait surnaturel peut-il changer notre existence ?

La question que je me posais était si par exemple un jour je me réveillais soudainement et voyais mon réveil flotter dans l’air au milieu de la pièce, quelle serait ma réaction ? J’aurais certainement été impressionné, peut-être aurais-je eu même peur, mais j’aurais fini certainement par accepter ce phénomène, comme on accepte les choses que nous ne comprenons pas. Comme ce qui est arrivé par exemple aux premiers hommes confrontés aux éclipses solaires.

La science actuelle nous fournit un certain nombre de certitudes et donc l’idée qu’une petite statue qui pèse 2 kilos, puisse produire 100 litres de sang par jour et quelque chose de tellement inexplicable, que cela interpelle profondément la conscience des personnages.

 

– Certains de vos romans ont été adaptés au cinéma. Est-ce que le thème de Il Miracolo aurait pu être exploré dans un film ? Ou au contraire, aviez-vous besoin du format spécifique de la série pour traiter cette histoire ?

J’ai toujours eu du mal à m’imaginer en tant que réalisateur, tout simplement parce que j’ai des difficultés avec le format spécifique du cinéma. C’est-à-dire, il faut faire tenir en une heure et demie ou deux heures, tout, l’univers tout entier, depuis la création jusqu’à l’apocalypse. Et j’ai toujours eu du mal à réduire les histoires pour les faire tenir dans ce format.

En revanche, je me sentais beaucoup plus proche à la nature même de la série, par rapport à ma façon d’être, et à ma façon de travailler. Et surtout la série me donnait l’opportunité de m’attarder et de raconter plus en détail les personnages secondaires, car pour moi les personnages secondaires et les histoires qu’ils vivent sont tout aussi importants que ceux des personnages principaux.

 

– Avez-vous souhaité par le biais de cette série faire une critique de la société moderne, en situant l’histoire en Italie, qui est un pays où la religion, encore très présente, se mélange beaucoup à la vie sociale, au politique ? 

Je n’ai voulu faire aucune critique. Il n’y a pas de critiques dans cette série. Mais il y a plutôt des résonances, c’est-à-dire comment le phénomène de ce miracle s’accorde ou pas avec le passé des personnages.

Chaque personnage de la série doit se faire pardonner ou a quelque chose qui lui manque. Et grâce, ou à cause, de ce miracle inexplicable, leur vie est en quelque sorte transformée. Les personnages vivent une semaine à l’ombre de cette petite Madone et leur vie banale est complètement bouleversée. C’est la vraie raison de l’existence de cette série. L’histoire aurait pu se dérouler ailleurs qu’en Italie, aux États-Unis, en France ou ailleurs, ce n’était pas très important. Ce qui m’intéressait véritablement, c’était les personnages, leurs histoires et surtout leur passé, et comment ce passé ressort au contact de ce miracle.

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– Un romancier n’est pas censé rencontrer ses personnages en chair et en os. Or en travaillant sur cette série, tout à coup vous avez été confronté à vos personnages qui, comme sortant des pages que vous aviez écrites, ont pris forme sous vos yeux. Avez-vous pris une part active dans le choix des acteurs qui devaient incarner vos personnages ?

J’ai fait un peu de tout en réalité. J’ai commencé à préparer la série seul, j’avais également commencé à préparer le casting, et puis deux autres réalisateurs sont arrivés, et nous nous sommes partagés le travail. Je n’ai réalisé que quelques épisodes et lorsque je ne réalisais pas, j’étais sur le plateau. J’ai donc travaillé d’une manière qui m’a beaucoup fatigué (rires).

– Durant l’écriture du pilot de la série, aviez-vous, comme lors de l’écriture d’un roman, une vision précise du physique de vos personnages ?

Quand j’écris, pour moi, c’est comme si je faisais un rêve, dans le sens où tout est un peu flou, les visages ne sont pas bien définis, un visage peut même changer durant le processus de création, il peut tantôt ressembler à une personne et tantôt à une autre.

Même le point de vue de la scène lorsque vous écrivez est un peu indéfini. Les éléments du récit sont un peu comme des morceaux qui flottent dans un espace noir. Le travail à faire ensuite et de transformer ces images mentales en une succession de scènes, avec les personnages qui les incarnent. Ce processus au début me semblait impossible, puis j’ai réussi à le faire. Il faut donc passer d’une série d’images approximatives que vous avez en tête à des images parfaitement définies dans la réalité.  Ce qui arrive aussi parfois, c’est que les acteurs eux-mêmes peuvent ajouter quelque chose que vous n’avez pas imaginé à propos d’un personnage donné. Tout se construit petit à petit.

– Quelles étaient les caractéristiques que vous recherchiez chez les acteurs ? Et en particulier comment vous est venue l’idée de choisir Jean-Marc Barr ?

Oui, Jean-Marc Barr joue le rôle d’une sorte de « latin lover » français (rires). C’était vraiment très gentil de la part de Jean-Marc d’accepter de faire partie de ce projet. Il a été très gentil avec tout le monde. Le jour où nous avons tourné les scènes avec lui était peut-être l’un des pires que nous avons eu sur le plateau, car il faisait pratiquement 60° et tous les acteurs étaient habillés en tenue de soirée. Il a donné à tous une grande leçon de gentillesse. C’est un grand acteur et il m’a offert ce beau cadeau. 

Le choix des acteurs en général était compliqué, le processus a été long. Le seul véritable coup de foudre a été quand j’ai rencontré Sole, la femme du Premier ministre, je l’ai vue et j’ai dit : « ça doit être elle ! ». J’ai compris qu’elle était capable de donner une dimension vraiment spéciale au personnage, une ambiguïté et une profondeur que je n’avais pas forcément imaginé. 

(ndlr Notons également la présence de Monica Bellucci qui fait une apparition remarquable dans la série…).

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– La réalisation est assez fascinante et touche vraiment le spectateur. En particulier les tableaux qui se succèdent entre certaines scènes sont très beaux, un peu oniriques, un peu intemporels, on ne sait plus où on est, et on a presque l’impression que votre caméra devient un peu Dieu, qui circule partout… Vous êtes avant tout écrivain, comment êtes-vous devenu un aussi bon réalisateur ? 

J’ai été forcé (rires). Je ne voulais pas être réalisateur. J’ai essayé de toutes les façons de ne pas le faire. Je me suis enfermé à la maison, mais la production a essayé de me convaincre de le faire. Et puis finalement j’ai accepté. Pour moi une grande différence dans la forme du récit en général, et le fait d’utiliser la première ou la troisième personne. Passer de l’un à l’autre a été un des grands moments de mon histoire d’écrivain. J’ai fait des livres qui ressemblaient à des mémoires et qui étaient à la première personne. J’ai écrit un livre intitulé Je n’ai pas peur, qui raconte l’histoire d’un enfant dans les années soixante-dix.

Quand j’écris, j’ai la sensation d’être le personnage principal de mes romans. Et en fait, j’ai toujours créé des personnages qui étaient des jeunes garçons, comme moi je l’étais quand j’étais enfant. Mais ensuite, j’ai commencé à créer des histoires en les écrivant comme si j’étais Dieu, j’étais à la fois extérieur à l’histoire et partout à la fois, parfois j’étais l’un des personnages, parfois j’étais un autre, et je leur faisant faire tout ce que je voulais.

– Donc vous dites que vous ne vouliez pas au départ être réalisateur, mais que vous l’êtes devenu pour ce projet. De plus en plus de romans sont adaptés à la télévision. Est-ce que vous diriez, maintenant que vous avez cette expérience, que la meilleure manière de rester fidèle à vos écrits (aussi bien scénarios que romans), est de participer à la réalisation ?

C’était vraiment intéressant d’avoir une histoire originale. Si cette histoire avait été d’abord un roman à partir duquel on aurait tiré la série, et même si j’avais participé aux deux projets, au roman et à la série, je n’aurais probablement pas eu le même plaisir.

Il m’est arrivé de penser à des histoires que je trouvais bonnes pour un film, mais au final j’écrivais cette histoire sous forme de roman, et l’envie du film prenait fin. Et lorsque l’un de mes romans allait être adapté en film, en général je participais aussi à l’écriture du scénario. Mais ensuite je me désintéressais complètement du projet, je n’avais plus de contacts avec le réalisateur et je ne voulais plus rien savoir. Je voulais juste le voir à la fin sur l’écran et je n’étais presque jamais satisfait de la conversion.

– Vous êtes avant tout un romancier. Dans le processus d’adaptation de votre écriture pour ce projet, quelles ont étés les principales différences entre écrire pour être lu, par rapport à écrire pour être vu ?

Ce qui est merveilleux dans le fait d’être écrivain, c’est que vous devez jouer tous les jours avec les mots, et c’est quelque chose qui me manque lorsque j’écris un script. Ce qui me manque le plus ce sont les sons que je grave sur la page et qui forment un peu comme une mélodie. Quand on écrit un scénario, il faut respecter la structure propre du scénario, les dialogues doivent être réalistes et sonner juste, mais vous n’avez plus le véritable plaisir des mots, que vous retrouverez peut-être après au moment du tournage. 

Dans ce cas, cette histoire aurait facilement pu être un roman et, en réalité, elle avait toutes les caractéristiques pour devenir un roman, sauf une. Le sang.

La vision du sang au cinéma est très forte. Elle est à la base d’une grande partie du cinéma d’horreur et a été jeté par citernes entières sur les plateaux de cinéma (rires). Dans ce cas, le sang n’est pas du sang qui provient d’un corps, mais il s’agit d’un sang divin, un sang qui sort d’une statuette. 

Je savais que cette statuette deviendrait alors le vrai personnage principal de la série et j’ai pensé qu’il était nécessaire de voir ce sang, de voir son éclat à l’écran, car le voir c’est sentir son odeur, son poids. Et si j’avais simplement raconté cette vision dans un chapitre de roman, elle n’aurait pas eu le même impact sur le spectateur, qui grâce à ça comprend le bouleversement que cela crée chez les personnages. 

Nous devons voir la statuette et le sang qui coule. J’ai donc compris qu’il était vraiment nécessaire de faire de cette histoire une série, car l’aspect visuel pur raconter cette histoire était primordial.

– On s’imagine souvent que le propre du travail du romancier, c’est la liberté. La liberté d’écrire quand en veut et où on veut, et surtout au rythme que l’on veut. La liberté de ne pas être soumis aux impératifs financiers, car l’écriture est l’art le moins cher qui soit, il faut juste avoir du papier et un stylo, et avec ça on peut créer un univers tout entier. Or, en travaillant sur une série, vous renoncer à cette liberté et vous devez rendre des comptes. Quel plaisir ça vous a apporté en contrepartie de la liberté que vous avez dû abandonner ?

Je trouve qu’en général, travailler avec des impératifs n’est pas mauvais. Lorsqu’il y a trop de liberté, ce n’est pas forcément très positif. C’était un vrai challenge de pouvoir intégrer tout les éléments de production dans un plan économique, mais c’est un travail intéressant. Et je dois dire que je dois vraiment remercier mes producteurs car pour cette série, j’ai plus ou moins pu avoir tout ce que je voulais.

Je devais cependant travailler avec un rythme et dans un cadre systèmes qui n’étaient pas les miens. Par exemple, ce qui m’a éreinté, c’est le fait de ne pas pouvoir m’arrêter (rires). Lorsque vous travaillez sur un roman, si vous décidez que pendant une semaine vous ne voulez pas écrire, vous le pouvez. Durant le tournage de la série, c’était bien évidemment impossible, vous ne pouvez pas vous arrêter, vous ne pouvez pas tomber malade, c’est la seule chose que je voudrais changer.

– La musique est aussi un élément très important dans « Il Miracolo ». Le choix des morceaux est souvent vraiment surprenant, parfois même assez déstabilisant.. Pour les amateurs de musique italienne (comme moi), c’est aussi un vrai délice de redécouvrir des morceaux qu’on n’avait peut-être plus trop l’occasion d’écouter…

Pouvez-vous nous dire comment vous avez travaillé sur la musique ? 

La musique était peut-être l’une des raisons essentielles pour lesquelles j’ai fait cette série (rires). J’ai une passion assez particulière : j’adore modifier la musique des films des autres. Lorsque je regarde un film à la télé, j’ai tendance à baisser le volume et à mettre une musique qui n’a rien à voir avec ce qui se passe à l’écran.

Lorsque je travaille sur l’écriture d’un nouveau projet, je mets toujours une playlist composée de morceaux qui me semblent les plus appropriés pour souligner le pathos des scènes que je suis en train d’écrire.

Pour « Il Miracolo », la première chose que j’ai demandée à Mario a été: j’accepte de travailler sur la série, mais concernant la musique, je peux choisi tout ce que je veux, n’est-ce pas? Et il a dit que dans les limites possibles je pourrais choisir mes propres morceaux. Et donc avec ce pacte, nous avons commencé à travailler sérieusement sur la série. 

Nous avons travaillé avec la musique de répertoire, et c’était peut-être la chose la plus amusante pendant la phase de montage des épisodes, car nous avons passé des nuits entières à choisir sur Spotify les différents morceaux qui allaient souvent à l’encontre de la scène. 

Ensuite, nous avons travaillé avec Murcof, qui est un musicien mexicain de musique électronique. Ce fut également une expérience intéressante pour moi, de collaborer avec un musicien qui compose de la musique pour vous, en se basant sur les indications que vous lui avez données, et ça c’est une des choses que je n’avais jamais faites auparavant. C’tait très amusant. Cela a beaucoup contribué à rendre mon expérience sur « Il Miracolo » encore plus enrichissante.

– Le générique d’ouverture des épisodes est aussi très beau et intrigant. Avez-vous participé à sa conception ? 

Oui, mais ça a été plutôt compliqué. Au départ, nous ne devions pas le faire nous-mêmes, SKY devait le faire. Mais malheureusement je n’étais pas content du résultat. J’avais une idée très claire à l’esprit, et c’était de filmer juste la petite statuette. Donc, j’ai crée cette version du générique que vous connaissez. Et comme nous l’avons fait dans la précipitation, vraiment au dernier moment, j’étais certain que le résultat était moche… 

Ce qui marche vraiment bien dans ce générique, c’est le choix de la chanson « Il mondo » par Jimmy Fontana, qui est une chanson merveilleuse du répertoire italien qui avait été légèrement oubliée et qui est l’une des plus belles chansons au monde. Cette chanson parle du monde et de l’univers presque de manière métaphysique. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu l’intuition que précisément cette chanson allait avoir un lien très fort avec « Il Miracolo ».

– Avez-vous déjà envisagé une deuxième saison… ?

Mario: Niccolò aime rompre avec toutes les traditions, et en particulier avec les usages de l’écriture pour la télévision. Lorsqu’il avait terminé l’écriture du pilot de la série, qui était magnifique, il pensait que son travail était terminé. Alors je lui ai demandé d’écrire aussi les autres épisodes. Et il nous a regardés en écarquillant les yeux comme si nous étions des martiens et nous a dit qu’il pensait écrire juste un seul des épisodes. Mais nous voulions en apprendre d’avantage sur cette histoire, alors nous lui avons demandé d’écrire aussi tous les autres épisodes. 

Niccolò nous a ensuite refait ce même coup à la fin de la première saison. Il nous a dit que travail était fini et qu’il voulait se consacrer à d’autres choses. Sauf que, à la télévision, avoir une deuxième saison est souvent la règle. Par ailleurs le public qui a déjà vu la série en Italie et ailleurs nous réclame cette deuxième saison.

Donc, pour le moment, ce n’est pas encore prévu.

Mais à mon avis « Il Miracolo » reviendra … 

 

Pour compléter :

Jusqu’à présent, cinq films ont été tirés des livres de Niccolò Ammaniti : The Last New Year (de Marco Risi, 1998) ; Branchie (par Francesco Ranieri Martinotti, 1999) ; Je n’ai pas peur et Comment Dieu commande (tous deux dirigés par Gabriele Salvatores, 2003 et 2008) ; Toi et moi (par Bernardo Bertolucci, 2012). Pour l’écrivain, la toute première expérience de réalisateur a eu lieu en 2014 avec le documentaire The Good Life, consacré à trois Italiens qui sont partis vivre en Inde et ont trouvé là le sens de leur existence.

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