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Rencontre avec Alfred Enoch, Alias Wes Gibbins dans How to Get Away with Murder

Alors que How to Get Away with Murder, rebaptisé Murder, démarre ce mardi 30 juin sur M6, l’un des acteurs principaux de la série, Alfred Enoch, était présent lors du 55ème Festival de la Télévision de Monte-Carlo. l’acteur nous parle de cette nouvelle série riche en rebondissements.

Attention, cet article peut contenir des spoilers sur la saison 1.

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Alfred Enoch – How To Get Away With Murder – ABC

Qu’avez vous pensé du script d’How to Get Away with Murder la première fois que vous l’avez lu ?

Je me souviens que je faisais une pièce de théâtre à Londres, j’ai eu le script un jour où je faisais deux représentations, et l’audition pour la série se déroulait le lendemain. Et je me suis dit ‘comment vais-je m’en sortir ? Comment je vais réussir à le lire ? Être prêt et passer une audition convenable’. Et ces préoccupations ce sont aggravées quand je l’ai lu le script, parce que j’ai trouvé ça excitant, et que le job avait l’air vraiment intéressant. J’ai donc fait mes deux représentations et me suis préparé pour le jour suivant. Je me souviens avoir pensé que l’histoire était… Un twist intéressant de quelque chose qu’on pense familier. Un whodunit – qu’on peut traduire par « Qui l’a fait ? » – raconté dans deux époques différentes. Ça semblait novateur pour moi, parce que cela pose des questions différemment, pas seulement ‘qui’ et ‘pourquoi’ mais aussi ‘comment ces étudiants ont traversé toute cette épreuve, passer des bancs de la fac à cacher un corps dans une forêt?’.

Saviez-vous dès le début que votre personnage, Wes, était celui qui a tué Sam ?

Non, j’aurais aimé, mais ce n’était pas le cas. C’est l’une des composantes intéressantes de la série. Rien n’est acquis, beaucoup de certitudes changent au cours de la saison, les scénaristes jouent avec ça, et ce qui permet au public de continuer à chercher, tout comme nous. On découvrait de nouvelles pièces du puzzle à chaque nouveau script. C’était difficile de remettre en perspective, reconstruire les évènements précédant le meurtre, et qui amènent à ce qu’il se passe après. Le défi était donc intéressant.

Vous êtes apprenti avocat dans la série, pourriez-vous être avocat si vous n’étiez pas acteur ?

Non… Non. J’ai des amis qui ont fait de longues études de littérature (rire). Ma relation avec les mots vient d’un univers tout autre, et je ne pense pas que ça m’aurait vraiment attiré.

Pour vous, quel sont les qualités et les défauts de Wes?

J’admire la capacité de Wes à véritablement suivre ses convictions, ses principes. Il pose des questions difficiles, par rapport à son éthique morale. Et je respecte ça, ses principes ne sont pas seulement moraux, mais également dans ses actes. C’est facile de dire qu’on croit en quelque chose, le prouver c’est quelque chose de différent. Et c’est ce qu’il fait. Dans l’ensemble, tous les personnages sont captivants. On les place dans cette situation et ils doivent en sortir, c’est ce qui plait au public, de les voir dans ce contexte si extrême. Donc, il est évident que certaines décisions de Wes deviennent discutables. J’imagine que les fans sont moins compatissants envers lui que je ne le suis, mais c’est surtout parce que j’ai passé du temps avec ce personnage, j’ai sympathisé avec lui. Quand il fait une action qui semble extrême, il le fait pour quelqu’un, par altruisme et par amour. Ce qui me plaît dans la série, c’est que les personnages ont plusieurs facettes, et ce n’est pas manichéen, si une personne fait quelque chose de répréhensible ça n’en fait pas quelqu’un de mauvais.

Comment est-ce de travailler avec Viola Davis ? Avez-vous la même relation dans la série et hors-écran ?

Travailler avec elle est quelque chose de fantastique. Pour ce qui est de la relation, heureusement, non ce n’est pas la même (rires). Ce serait quelque chose d’épuisant. Annalise Keating est un personnage formidable, mais terriblement épuisant, c’est une femme tellement difficile, de tant de façons. Viola est totalement différente, elle est merveilleuse, c’est quelqu’un de tellement gentil, et elle est une des raisons pour laquelle on prend beaucoup de plaisir sur le plateau de tournage. On peut s’estimer chanceux d’avoir un tel casting, avec des acteurs et actrices talentueux. Pour moi, venant de Londres et découvrant une ville que je ne connais pas, c’est quelque chose d’important d’être entouré par de telles personnes. Je suis vraiment reconnaissant envers Viola et le reste du casting.

Comment voyez-vous la relation qu’entretient Annalise avec votre personnage ? Elle est un peu comme une mère pour Wes ou plus ?

Ça va au-delà je pense, il y a évidemment un lien maternel entre les deux. Elle le prend un peu sous son aile professionnellement, personnellement, et l’aide dans cette situation difficile qui semble le dépasser. C’est une relation à plusieurs niveaux, et le contexte joue beaucoup dans son évolution. Au début, elle a besoin de son silence, car il sait quelque chose qui pourrait compromettre sa carrière, sa liberté, sa vie. Les scénaristes aiment jouer avec, déstabiliser ce lien, entre attirance et conflit. Donc c’est une relation vraiment complexe.

Dans la série, pour vous sortir d’un meurtre, il vous faut un autre meurtre… Pensez-vous que ça va continuer dans ce sens ?

On finira par être tous morts dans trois saisons (rires). Ce qui est bien avec How to Get Away with Murder c’est que personne n’est à l’abri, et ça vaut aussi pour mon personnage. Il y a déjà deux meurtres qui ont été commis, donc on regarde un peu derrière nous… Et se serait quelque chose d’intéressant que la série parte dans cette direction, que n’importe quel personnage peut mourir à tout moment. Même si j’espère que Wes survivra. Mais aujourd’hui il faut qu’une série de ce genre soit événementielle, et évite d’être trop avare, ou sans intérêt. Quand quelqu’un meurt ça doit être un événement, parce que c’était un personnage important ou parce qu’il manquera aux fans. Un peu comme Game of Thrones, on se dit ‘ils ne peuvent pas tuer Sean Bean..’ Et pourtant…

 

Une réflexion sur “Rencontre avec Alfred Enoch, Alias Wes Gibbins dans How to Get Away with Murder

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