Séries

Unbreakable Kimmy Schmidt saison 1 : « Females are strong as hell », tout comme cette série

Une nouvelle héroïne pleine de fraîcheur fait son entrée dans le monde des séries et elle s’appelle Kimmy. Cette nouvelle série est disponible sur Netflix depuis le 6 mars.

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Unbreakable Kimmy Schmidt – Netflix/Universal TV

SynopsisÉchappée d’une secte apocalyptique, Kimmy prend un nouveau départ et travaille comme nounou chez une femme du monde. Armée d’un sac à dos, de ses baskets lumineuses et de quelques livres, elle part à la reconquête d’un monde qu’elle croyait avoir perdu.

Netflix se lance dans la comédie, ça fait du bruit. Je pense que juste « Netflix » fait couler de l’encre. Au moins, les gens n’en parlent pas pour rien, Unbreakable Kimmy Schmidt est une réussite, une comédie rafraîchissante qui ose le loufoque avec des personnages hauts en couleurs, qui peuvent dans un premier temps agacer. La vitalité, l’énergie que déploie Ellie Kemper (The Office) pour jouer la toujours souriante Kimmy fatigue dans les premiers épisodes, sa découverte de la vie, son émerveillement pour tout tapent sur les nerfs avant de mettre tout cela de côté. C’est nécessaire dans les premiers épisodes, dans le cas contraire, on aurait critiqué les scénaristes pour avoir écrit une Kimmy qui s’adaptent facilement à sa nouvelle vie, et qui aurait voulu d’une Kimmy morne, blasée qui détestent tout ?

Puis, d’autres personnages entrent en scène. D’abord, Titus (Tituss Burgess), le colocataire noir et gay de Kimmy qui passe ses journées à chanter sur Times Square dans un faux costume d’Iron Man et à balancer des références pop. Ensuite, leur propriétaire Liliane est une femme d’une soixantaine d’année, si elle vous dit quelque chose, c’est normal, c’est la mère du Pingouin dans Gotham (Carol Kane). Le personnage m’a énervé pendant la première moitié de saison, surtout parce qu’elle apparaissait plus comme la propriétaire enquiquineuse plus qu’à une new-yorker cinglée que l’on découvre dans la suite. Enfin, mon personnage préférée est interprété par Jane Krakowski (30 Rocks), c’est une femme riche absurde qui est emprisonnée dans un mariage malheureux. Un rôle qui semble cliché, et pourtant Jacqueline Voorhees dépasse ce cliché pour montrer qu’elle est une femme forte, indépendante et dont la fin est bien surprenante. Cependant, la série tombe dans le piège de presque toutes les séries américaines, celui de l’adolescente casse-pied. Xanthippe, la fille de Jacqueline, est sans doute plus énervante que Kimmy par moment !

Certaines personnes mettront deux ou trois épisodes à rentrer dans l’univers décalé de Kimmy et ses amis et ensuite c’est parti pour de nombreux épisodes hilarants et inventifs. Cependant, la fin est décevante. Le petit arc que forme les derniers épisodes au tribunal sont trop éloignés du reste de la saison. De plus, les autres femmes enfermées dans le bunker sont beaucoup moins intéressantes que Jacqueline, Titus et Dong qui manquent terriblement.

La nouvelle comédie survitaminée et pleine de couleurs de Tina Fey et Robert Carlock (30 Rock) pétille de situations drôles voire hilarantes, d’inventivité (l’épisode avec le loup-garou !), d’acteurs et actrices qui délivrent leurs répliques à la perfection, et de personnages au potentiel comique incroyable, à part quelques-uns un peu trop hystérique par moment et des situations rocambolesques et originales comme cette réinterprétation de Cendrillon, les répliquent fusent et on adore. Une ode à la vie et aux femmes ! La série était à l’origine prévue pour être diffusée sur NBC qui s’en est débarrassée avant la diffusion, et j’ai envie de dire merci. Merci car je ne pense pas que la série aurait fonctionné sur un network, et en la récupérant Netflix a commandé une seconde saison !

8,5/10

PS : le générique est fabuleux et vous reste en têtes des heures, pour le plaisir, voici la version longue :

2 réflexions sur “Unbreakable Kimmy Schmidt saison 1 : « Females are strong as hell », tout comme cette série

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