Synopsis : La série, basé sur le roman éponyme de Philip K. Dick, explore un monde dans lequel les Alliés auraient perdu la seconde guerre mondiale, l’Allemagne nazie et le Japon impérial se partagent le monde et en particulier les Etats-Unis où se déroulent l’action.

Ma curiosité était piqué dès la lecture du synopsis, qui ne sait jamais posé la question en cours d’histoire de comment serait le monde si nous avions perdu ? Cependant, ce n’était pas gagné d’avance car je ne suis pas friand des histoires de guerre, d’après-guerre ou d’occupation. Ici, il y a plus ou moins les trois qui sont établis ou qui se mettent en place. Et après avoir vu l’épisode, j’étais conquis.
On est rapidement plongé dans ce monde uchronique avec le générique et la première séquence, perdant assez facilement les repères de notre réalité, on adhère donc aux changements, ce qui n’est pas si simple à exécuter. En 1962, deux personnages vivant à l’opposé nous sont présentés. D’abord, une femme vivant paisiblement à San Francisco et qui est projeté malgré elle dans quelque chose qui l’a dépasse. Puis, un jeune homme de 27 ans vivant à New York qui force son entrée dans la résistance et qui doit transporter jusqu’en zone neutre des pellicules de film montrant un monde dans lequel l’Axe a perdu… Les plus puristes ne vont pas apprécier le changement du livre au film pour exposer cette réalité parallèle, au contraire je pense que c’est approprié, un livre dans un livre, un film dans un film, et ce n’est pas rare de voir une réflexivité du médium lui-même.
Au-delà de la rencontre de ces deux personnages, ce qui intrigue est la mise en place en arrière-plan d’une nouvelle guerre. L’Allemagne et le Japon vivent en harmonie aux Etats-Unis sauf que les remplaçants de Hitler, lorsque celui-ci mourra, ne sont pas aussi enclin à partager le pays. Ceci est suggéré à plusieurs reprises tout au long du pilot, sans jamais être trop marqué pour laisser plus de temps à la résistance et ces bobines de film. Les bases de cette guerre géopolitique sont posées en filigrane et il ne reste plus qu’à les développer par la suite. Trop insister sur les deux intrigues auraient pu étouffer le spectateur sous trop d’informations.
En coulisse, on retrouve un habitué de la science-fiction et de l’espionnage, le créateur est Frank Spotnitz qui a travaillé sur X-Files et Hunted, et Ridley Scott (The Good Wife) est à la production. Dans l’ensemble, le casting composé d’acteurs et d’actrices peu connus s’en sort plutôt bien, j’ai un peu peur qu’Alexa Davalos ne soit pas à la hauteur pour jouer l’héroïne, j’espère que la suite me prouvera le contraire.
The Man In The High Castle est à la fois une série sur l’occupation, sur la résistance, de l’espionnage enroulé dans un twist de SF. C’est tout ce mélange bien dosé qui m’a plu et me donne envie de voir une suite qu’Amazon devrait en principe commander dans quelques semaines.
9/10 Un coup de cœur !

[…] The Man in the High Castle L’adaptation par Frank Spotnitz (The X-Files, Hunted) du roman éponyme de Philip K. Dick (Le Maître du Haut Château en francçais) publié en 1962, est devenu le pilot de pré-saison le plus regardé de toute la jeune histoire de la plateforme de développement série d’Amazon. Il a donc logiquement été retenu pour faire partie des nouvelles séries de la saison prochaine. La série est une uchronie – réécriture de l’Histoire à partir du changement d’un élément passé – dans laquelle Hitler et les Nazis ont remporté la Seconde Guerre Mondiale avec les Japonais, et voit le monde divisés entre ces deux puissances. Les Etats-Unis reflète parfaitement cela, puisque divisé en deux, avec une zone tampon entre la partie allemande et japonaise. Les deux super-puissances convoitent secrètement chacune la partie de l’autre, tandis qu’une partie de la civilisation essayent de les contrer via une nouvelle forme de résistance. La série est notamment portée par Alexa Davalos (Mob City) et Rupert Evans (The Village). Le pilote était réalisé par David Semel et produit par Amazon Studios, Electric Shepherd Productions, Headline Pictures, Picrow et Scott Free Productions, la société de Ridley Scott. Sur nos écrans avait fait une critique du pilot, que vous pouvez retrouver ici. […]
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[…] produit Amazon ! Et on comprend très bien, on l’avait adoré comme le prouve notre critique […]