Avant-premières/Films

L’Affaire SK1 : Guy Georges Serial Killer n°1

SND nous a présenté en avant-première son dernier film sur la traque du serial killer Guy Georges, en compagnie de Frédérique Tellier et Raphaël Personnaz. Le réalisateur et son acteur principal, se sont livrés à un jeu de questions/réponses. Sur Nos Ecrans vous dit ce qu’ils ont pensé du film, et ce qu’il fallait retenir de l’intervention de l’équipe de L‘Affaire SK1.

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L’Affaire SK1 – SND – 2014

Synopsis : En 1991, Franck Magne, surnommé Charlie, débarque à la Brigade Criminelle du 36 quai des Orfèvres. Sa première enquête est sur le viol et le meurtre d’une jeune femme. Au cours des années, le jeune homme devient obsédé par cette affaire qu’il n’arrive pas à résoudre, et il se rend compte qu’il a affaire à un serial killer. 10 ans d’enquête vont être nécessaire pour attraper Guy Georges, le tueur de l’est parisien.

L’affaire SK1 retrace l’histoire vraie de la traque du serial killer Guy Georges. Dans ce film, on suit 10 ans d’enquête à travers le regard des policiers, ainsi que le procès du meurtrier. En aucun cas le film prend le partie de voir l’affaire à travers les yeux de Guy Georges. On rentre dans l’intimité de ce dernier seulement à travers le procès et les yeux de son avocate qui cherche l’humain derrière le monstre.

Côté casting, Raphaël Personnaz fait le job, on le remarque surtout pour sa belle gueule, et Nathalie Baye, de même, n’apporte rien d’exceptionnel au film. La vraie révélation de ce polar est sans nul doute Adama Niane, l’interprète de Guy Georges. Il arrive sans problème à jongler à travers les diverses émotions par lequel ce monstre passe. En revanche, on ne comprend pas trop l’utilité de la femme de Charlie, à part pour humaniser le personnage de Charlie et nous faire comprendre que la vie continue à côté de l’enquête. Mais était-ce vraiment utile?

Le film nous fait nous poser des questions sur l’enquête qui est pleine de contradictions. (Témoin qui ne le reconnait pas, l’ADN, le pied égyptien…). Sans les aveux de Guy Georges, on doute jusqu’au bout. C’est d’ailleurs ce qui manque un peu au film; du suspens. Le film est basé sur une histoire vraie, ce qui ne laisse pas beaucoup de place à la fiction. Je pense qu’on aurait pu avoir un polar encore plus terrifiant et exaltant si les scénaristes de s’étaient pas cantonnés aux faits réels.

 Ce qui est sûr, c’est qu’on ressort du film avec une boule à l’estomac et qu’il nous laisse pas indifférent. On a pas envie de rentrer seule le soir si on est une fille.

L’affaire SK1 est un thriller éprouvant et poignant avec une vraie montée en puissance de la tension. 

7/10

SK1, la traque de Guy Georges

L’Affaire SK1 – SND – 2014

 Questions/réponses avec Frédérique Tellier (réalisateur) et Raphaël Personnaz (Charlie)

– Quel était l’optique du film?
Frédérique Tellier : On essaye d’en sortir quelque chose d’humain, pas seulement un fait divers. On fait cela à travers le regard des personnages, que ça soit les flics ou les avocats.

– Qu’est-ce qui était important de montrer par rapport au vrai Charlie?
Raphaël Personnaz : En enquêtant sur ces horreurs, il arrive tout de même à élever deux petites filles. C’est un peu cette philosophie « Si la mort frappe, elle frappera et je ne pourrai pas y faire grand chose ».

– Pourquoi ne pas avoir fait un film avec le point de vue de Guy Georges ?
F.T. : C’était un choix évident de ne pas faire le point de vue du meurtrier. Je n’avais pas envie de raconter la perversion de la vie mais plutôt la beauté de la vie. Je n’ai aucune fascination pour Guy Georges. Il avait des pulsions, il tuait ce qui était beau. Nous on voulait aller vers la lumière en racontant cette histoire et pas l’inverse.

– Comment avez-vous pu retranscrire à l’écran une si bonne cohésion de groupe et avez-vous enquêté pour travailler sur le film?
R.P. : Il y avait à l’époque une très bonne cohésion du groupe de flic et il y en avait également une très bonne entre les acteurs Les vraies personnes nous ont aidées à préparer le film. On est également allé au 36 quai des Orfèvre et on a parlé avec des flics. L’affaire les a vraiment touché là-bas.
F.T. : Beaucoup de documentation au gré du temps (4 à 5 ans de collecte d’infos, plus après le temps d’écriture du scénario). On a fréquenté les vraies personnes concernées pour avoir des propos honnêtes. D’ailleurs ces personnes étaient présentes sur le tournage, mais pas forcément tout le temps pour des raisons émotionnelles.

– Avez-vous rencontré le vrai Guy Georges ?
F.T. : On ne l’a pas rencontré car déjà on en avait pas spécialement envie moralement. Puis c’est difficile de le rencontrer à cause de l’administration carcérale.

– Comment avez-vous fait pour choisir l’acteur qui interprète Guy Georges ?
F.T. : On connaissait tous les détails de sa vie, on avait lu tous les rapports de police et ceux médicaux. On a pas cherché un sosie parfait mais quelqu’un qui lui ressemble dans sa complexité.

– Vous ne pensez-pas qu’il y a toujours des zones d’ombre concernant l’enquête?
F.T. : C’est sûr, on n’a pas toutes les réponses à cette affaire. On a pris l’engagement de faire ce film dans le respect des victimes et des familles de victimes. La contrainte principale du film était les faits réels.


Sortie en France : 7 janvier 2015
Réalisateur : Fréderique Tellier
Acteurs : Raphaël Personnaz, Nathalie Baye
Nationalité : Français
Distributeur : SND

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